Les CPAS bruxellois dénoncent une absence de concertation pour la circulaire Van Bossuyt

"Les CPAS continuent à partager sans ambiguïté l'objectif d'accompagner intensivement les bénéficiaires vers la formation et l'emploi, lorsque cela est possible. Mais on peut néanmoins rester inquiet de certaines orientations, lesquelles risquent de méconnaître des réalités sociales vécues par de nombreuses personnes. Ces recommandations exigent donc une mise en œuvre rigoureusement équilibrée", avance-t-il.
M. Lepoivre dénonce une stigmatisation de la part de la ministre envers des publics déjà "fortement exposés aux discriminations" et envers les travailleurs sociaux assermentés qui les accompagnent. D'après lui, une politique d'insertion moderne devrait combattre les discriminations structurelles à l'embauche, liées à l'origine, la nationalité supposée, la religion, le genre ou l'âge, "avec autant de vigueur qu'elle encourage l'accès à l'emploi, plutôt que d'attendre des efforts contraints des seules personnes précarisées, et davantage encore si elles sont d'origine étrangère".
Les CPAS sont invités par la ministre à évaluer plus strictement les efforts accomplis par les bénéficiaires du revenu de subsistance. Le président des CPAS bruxellois souligne qu'un travail de suivi et de contrôle stricts est déjà effectué.
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