PunchMorning recap: Heatwave bites hard, Sowore Ekiti attack, FG’s transport allowance debate, other top storiesThe Jerusalem PostUS judge orders Trump administration to stop threats to prosecute state, local election officialsCNN TürkSAĞLIK BAKANLIĞI ATAMA KURASI TAKVİMİ | 2026 yılı 3 dönem ilk defa ve yeniden atama kurası başvurusu ne zaman?ESPN⚾ Sights and sounds from Brewers' championship paradeInquirerIligan City holds Alimyon Flower Festival in time for UndasESPN DeportesAngulo rescató una victoria clave de último minutoUN NewsSomalia looks to the future as the UN's political mission closesZDF heuteEntdecken Sie das ZDF-Nachrichtenstudio3DNewsПоставки процессоров для смартфонов рухнули на 21 % — но Apple и Samsung это на руку매일경제160만명 홀린 부산 명물 ‘부캉이’ 어디 갔나…닷새째 감감무소식VanguardOsinbajo, CJN, AGF to storm Abia for NBA-SPIDEL conferenceالنهارفضل شاكر يطرب جمهور الخبر مع إطلاق موسمها الثاني
The Daily Newsstand · Free, Always
Saturday, October 31, 2026

Accident ferroviaire en Espagne: «Ces morts sont ceux de toute la société»

Translate

Après la tragédie du 28 octobre, l'un des plus graves accidents ferroviaires de l'histoire récente de l'Espagne qui a fait au moins 68 morts et des dizaines de blessés, l'indignation et la colère sont des sentiments très partagés. À Tolède, non loin de Madrid, des proches des victimes sont nombreux pour une épreuve difficile : l'identification des corps.

Publié le :

3 min Temps de lecture

Non loin du centre-ville de Tolède, devant la porte d'une résidence diocésaine entourée de jardins, entre 60 et 70 parents de victimes de la catastrophe ferroviaire d'Urda étaient présents, vendredi 30 octobre. Des frères, des sœurs, des enfants, des pères ou des mères, venus ici pour identifier leurs proches, souvent défigurés, voire déchiquetés dans la collision survenue le 28 octobre sur la ligne Madrid-Séville, à 150 kilomètres au sud de la capitale de l'Espagne, explique François Musseau, correspondant de RFI.

Soudain, un homme d'une cinquantaine d'années se présente devant la porte. Il délivre la pire nouvelle possible : « Je suis de la famille d'une femme dont la mort vient d'être confirmée. » À ses yeux, il n'y a plus d'espoir qui vaille : « Je suis quasiment sûr à 100% que toutes les personnes présentes ici sont de la famille de décédés ».

Beaucoup de parents sont dans le même cas que lui : le mince espoir que leur proche soit encore en vie s'éteint lorsqu'on vient leur annoncer l'information qu'ils redoutent. L'homme endeuillé tient à délivrer un message à toutes les personnes présentes ici à Tolède.

« Ces morts sont les morts de toute la société. Prenez conscience que nous sommes en train de vivre la pire époque d'un capitalisme qui base tout sur la vitesse. Ces morts ou presque et toutes les victimes à venir ont à voir avec cela », martèle-t-il, très ému, au bord des larmes.

À lire aussiAprès les accidents ferroviaires, l'Espagne se veut solidaire mais a peur du train

La solidarité et l'altruisme des soignants venus en aide aux victimes

L'hôpital universitaire de Tolède est le plus grand de toute la région Castille-La Manche. Les centaines de patients et d'employés de l'établissement ne parlent que de la tragédie ferroviaire qui choque la nation ; une soixantaine de personnes blessées dans la catastrophe sont ici ou sont passées par cet hôpital.

Rafael Rubio est l'urgentiste qui a coordonné tous les soins. Il ne se remet pas de ce qu'il a vu : « C'étaient des polytraumatisés : fractures, luxations, traumatismes thoraciques ou abdominaux, traumatismes encéphaliques... Des gens avec de multiples contusions et fractures virtuellement sanglantes et présentant un risque vital ».

Actuellement, on compte dans l'hôpital 15 personnes en soins intensifs, et sept autres blessées, plus ou moins graves. Dans les couloirs, infirmiers, infirmières et autres membres du personnel sanitaire commentent les cas des uns et des autres. Aucun blessé bien sûr n'est habilité à parler. Rafael Rubio, lui, tient à souligner la solidarité des soignants, « l'altruisme des compagnons de travail qui ont accouru ». « Des collègues qui étaient hors de leur période de garde, des collègues en vacances ou bien des collègues qui se trouvaient chez eux. Et puis, tout le personnel en formation qui est venu prêter main forte », insiste-t-il.

Bien sûr, l'urgentiste vit cette situation dans la douleur. Mais le sentiment qui le domine, c'est l'orgueil d'appartenir à une institution qui, selon lui, a été plus qu'à la hauteur de la tragédie.

À lire aussiAccident ferroviaire en Espagne: les questions autour du financement des infrastructures

View the original on RFI →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.