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Tuesday, October 20, 2026

Mobilisation en France: LFI sous le feu des critiques après les violences urbaines

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En marge des violences du week-end du 17-18 octobre en France, le parti La France insoumise (LFI) est pointé du doigt et désigné comme le coupable idéal. Certains candidats et chefs de partis politiques l'accusent d'être en partie responsable de ces débordements. Les insoumis, qui réfutent tout appel à la violence et tout lien avec les pillages, préparent leur contre-attaque.

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Pour plusieurs partis politique, le bouc émissaire après les violences vues en France les 17 et 18 octobre tient en trois lettres : LFI, acronyme de La France insoumise. Chacun y va de son couplet contre le parti de Jean-Luc Mélenchon.

À droite et à l'extrême droite, les ténors ne se privent pas de critiques. Le Rassemblement national (RN) se pose en parti de l'ordre face au gouvernement et à LFI. « Des professionnels du chaos », affirme le président du parti, Jordan Bardella. « Un fascisme rouge », surenchérit son allié de l'Union des droites pour la République (UDR), Éric Ciotti. Bruno Retailleau, candidat du parti Les Républicains (LR) pour la présidentielle 2027, accuse « les troupes de Jean-Luc Mélenchon » d'avoir armé la violence avec leurs mots d'ordre. Le candidat Horizons, Édouard Philippe, parle lui d'une « ultragauche organisée qui veut casser l'ordre républicain ».

La gauche n'est pas en reste. Le candidat social-démocrate Raphaël Glucksmann accuse Jean-Luc Mélenchon d'être le « marchepied de l'extrême-droite », « ​​​​​​​incapable de condamner clairement » les violences.

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Des accusations jusqu'au plus haut sommet de l'État

À Matignon d'abord, Sébastien Lecornu a demandé à Jean-Luc Mélenchon de « ​​​​​​​choisir son camp » : « soit celui de la République et des forces de l'ordre, soit celui des casseurs ». Certains vont plus loin et demandent l'interdiction du parti. C'est le cas du deuxième personnage de l'État, Gérard Larcher (LR). Dans une interview au Figaro lundi 19 octobre, le président du Sénat estime que l'interdiction de LFI peut être envisagée : « ​​​​​​​Nous avons pu dissoudre Génération identitaire et La Jeune Garde… LFI tient une grande part de responsabilité dans le discours de haine. » Et de prévenir : « ​​​​​​​Attention à ceux qui cherchent l'insurrection. »

Les archives sont ressorties du placard. Au début du mouvement, le maire insoumis de Saint-Denis, Bally Bagayoko, avait estimé que la violence était parfois « ​​​​​​​légitime ». Des propos qui avaient fait bondir la classe politique. Sans oublier l'injonction de Jean-Luc Mélenchon à « ​​​​​​​abattre la citadelle et le système », lancée à la Fête de l'Humanité en 2023.

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La contre-attaque de LFI

Le parti réfute tout encouragement à la violence. « ​​​​​​​On ne dirige pas le mouvement populaire, il se dirige lui-même », se défend Jean-Luc Mélenchon. Interrogé sur LCI dimanche 18 octobre sur sa condamnation des violences en marge de la mobilisation, il finit par le faire, sans sembler y voir beaucoup d'intérêt : « C'est toujours le grand mot, ''condamner''. Allez, d'accord, je condamne... Ça change quoi, madame ? » Il s'agace aussi d'être « le seul à devoir autant s'expliquer » : « ​​​​​​​J'ai déjà fait dix fois un discours sur la nécessité de recourir à la non-violence. Est-ce que vous connaissez un seul responsable syndical ou politique qui en ait fait autant que moi ? »

Le parti riposte après la publication, lundi, d'un article de Mediapart intitulé « Autour du 17 octobre, la fabrique d'un bouc émissaire ». Selon le journal, le gouvernement aurait demandé aux services de renseignement de mettre en cause LFI dans les violences du week-end. Dans cette enquête, un commissaire du renseignement territorial affirme qu'il lui est demandé « texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement, alors que c'est objectivement faux ».

Manuel Bompard a annoncé, mardi 20 octobre sur France Info, saisir la Cour de justice de la République contre le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez. « Fabriquer de faux documents, faire de l'abus d'autorité, ce sont des délits », a-t-il affirmé. Une contre-attaque pour un parti qui n'entend pas endosser la responsabilité des violences.

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