Maurice appelle la France à reprendre les discussions sur la souveraineté de l’île Tromelin

Après avoir réaffirmé à l’ONU, samedi 26 septembre 2026, que la souveraineté mauricienne sur les Chagos est « non négociable », le ministre des Affaires étrangères Ritish Ramful a également évoqué un autre contentieux territorial : Tromelin. Maurice revendique cette petite île de l’océan Indien, administrée par la France. Le ministre a appelé Paris à reprendre les discussions pour parvenir à un règlement. Le dossier est bloqué depuis plusieurs années, après l’abandon, côté français, d’un projet d’accord de cogestion de l’île.
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Avec notre correspondant à Port-Louis, Patrick Hilbert
À la tribune de l’ONU, Ritish Ramful a appelé la France à s’engager de manière constructive dans ce dossier, au nom, affirme le chef de la diplomatie mauricienne, « de l’amitié entre les deux pays ». Tromelin, toute petite île inhabitée d’environ un kilomètre carré, est située dans l’océan Indien, au nord de La Réunion. Maurice en revendique la souveraineté depuis 1976.
L’enjeu dépasse largement la superficie de ce territoire. Les eaux qui l’entourent sont particulièrement poissonneuses et Tromelin génère une zone économique exclusive (ZEE) d’environ 280 000 kilomètres carrés. Elle donne donc accès à un vaste espace maritime et à d’importantes ressources halieutiques.
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Un dossier retiré du calendrier
En 2010, un accord de cogestion avait été conclu entre Maurice et la France. Il devait permettre une coopération notamment dans les domaines économique, scientifique et environnemental, sans régler la question de la souveraineté. Mais le texte n’a jamais été ratifié par le Parlement français. En janvier 2017, son examen par l’Assemblée nationale a été retiré de l’ordre du jour. Depuis, le dossier est resté bloqué.
Pour l’ancien secrétaire aux Affaires étrangères mauriciennes Vijay Makhan, une reprise des discussions reste néanmoins possible. Il estime que le dossier pourrait avancer, seulement si les deux pays le souhaitent, tout en rappelant que la diplomatie « prend son temps ».
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