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Wednesday, October 14, 2026

Tuée durant un voyage dans l’État de New York | Luciano Frattolin condamné à la prison à vie pour le meurtre de sa fille

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(Elizabethtown) Luciano Frattolin passera au moins les 25 prochaines années de sa vie en prison pour le meurtre de sa fille, Melina Frattolin, noyée dans un marais de l’État de New York à l’été 2025.

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« J’espère à un moment dans votre vie que vous réaliserez ce que vous avez fait », a déclaré la juge Tatiana Coffinge, quelques instants après avoir remis sa décision.

Le père de la petite Melina avait été reconnu coupable du meurtre au deuxième degré et de dissimulation d’un cadavre humain.

Le corps inanimé de la fillette montréalaise de 9 ans a été retrouvé le 20 juillet 2025, dans un marais d’un boisé de la région de Ticonderoga, dans l’État de New York, à plus d’une centaine de kilomètres de la frontière canado-américaine. Luciano Frattolin aurait alors tenté de dissimuler le meurtre, cachant l’enfant sous un arbre tombé et en lui posant un gros rocher sur la poitrine.

L’autopsie avait alors révélé que la petite fille avait été tuée la veille par asphyxie due à une noyade.

Luciano et Melina étaient entrés légalement aux États-Unis quelques jours avant le crime, dans le cadre de vacances familiales. Les deux avaient parcouru quelques régions du pays entre le 11 et le 19 juillet. La petite fille avait donné signe de vie pour la dernière fois vers 18 h 30 cette soirée-là, alors qu’elle parlait au téléphone avec sa mère. Elle lui aurait confié que les deux étaient « en chemin vers Montréal ».

« Comme un scénario hollywoodien »

Le meurtre aurait été commis entre la fin de l’appel et 22 h, puisque c’est peu après cette heure que Luciano Frattolin appelle le 911, signalant « l’enlèvement de sa fille », emportée par des individus à bord d’une fourgonnette blanche à proximité du village touristique de Lake George.

La juge, qui a avoué avoir écouté « plus de 24 heures de vidéos avant le procès » concernant les agissements de l’accusé, a notamment justifié la sévérité de la peine par le manque de remords et de responsabilité de ce dernier, qui refuse toujours d’assumer son geste.

Avant le meurtre, il ne voyait sa fille, qui vivait avec sa mère à Montréal, que quelques fois par année. Citoyen italien et éthiopien, Frattolin était en litige avec un partenaire d’affaires, une situation qui risquait de compromettre ses droits de garde.

Il avait laissé entendre que la mère de la fillette aurait pu être à l’origine de l’enlèvement.

Les données de localisation du véhicule, les données du téléphone portable de Luciano Frattolin et des images de caméras de surveillance avaient alors permis de prouver que le témoignage qu’avait livré le père aux autorités était faux.

Celui-ci aurait tout inventé : « comme un scénario hollywoodien », soutient la juge.

À ce jour, il continue de clamer son innocence. Luciano Frattolin n’a pas souhaité témoigner avant le prononcé de la peine.

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