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Friday, September 18, 2026

Peu de pluies à l’horizon : la sécheresse perdure avec des conséquences sur les captages d’eau potable et les cours d’eau

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Les météorologues ont plus particulièrement les yeux tournés vers le ciel en ce moment. Ils guettent des gouttes de pluie qui ne tombent pas ou trop peu. L’IRM, l’Institut Royal Météorologique, n’est pas optimiste : la sécheresse risque de durer. Cette tendance pourrait même se prolonger jusqu’en novembre.

Dans les dix prochains jours, on n’attend pas de précipitations très importantes.

Pascal Mormal, météorologue à l’IRM, explique en effet que "dans les dix prochains jours, on n’attend pas de précipitations très importantes. Donc on va conserver ce déficit. Et si on analyse les tendances sur les trois derniers mois, on sera probablement dans la séquence la plus sèche depuis 1970. Donc c’est quand même assez significatif".

Cette situation préoccupe le Service public de Wallonie, car la sécheresse a déjà des conséquences sur les cours d’eau, sur leur débit et leur niveau. Celui de la Meuse, par exemple est en baisse. Par ricochet, la sécheresse affecte certains captages d’eau potable. C’est le cas à Profondeville. Le captage de Tailfer (à Profondeville) fournit, grâce à l’eau de la Meuse justement, près d’un tiers de l’eau distribuée à Bruxelles. Mais son gestionnaire, Vivaqua doit limiter les quantités d’eau puisées depuis mi-juillet. Et si les précipitations ne reviennent pas, les restrictions pourraient être renforcées.

Ils seraient probablement obligés d’aller puiser dans leurs réserves.

"On ne peut déjà plus produire que 130.000 m3 d’eau par jour", regrette Nicolas Yernaux, porte-parole du Service public de Wallonie. "Et là, ils sont vraiment à la limite de passer en phase 2 et donc on ne pourrait plus produire à ce moment-là que 90.000 m3. Donc ça aurait vraiment des répercussions pour eux très concrètes et ils seraient probablement obligés d’aller puiser dans leurs réserves".

Ces restrictions se sont déjà produites par le passé, mais elles mettent clairement le réseau sous tension.

La France, la Belgique et la Suisse ont connu le mois dernier une sécheresse record pour un mois d’août depuis 2012, selon l’analyse, par l’AFP, des données de l’Observatoire européen de la sécheresse. C’est le cas aussi de l’Autriche, la Bosnie-Herzégovine, la Hongrie, le Luxembourg, la Serbie et la Slovaquie.

L’indicateur de l’EDO, basé sur des observations satellitaires, combine trois paramètres : précipitations, humidité des sols et état de la végétation. Il se décompose en trois niveaux de sécheresse (surveillance, avertissement, alerte). En moyenne sur le mois, 58% du territoire de l’UE, soit près de 2,5 millions de km², ont été concernés par un déficit d’eau. Ce taux global est supérieur de 25 points à la moyenne 2012-2025 pour août (33%). Il reste toutefois inférieur au pic de 63% atteint en 2022.

L’Europe centrale a été la région la plus durement touchée. Deux tiers de la Hongrie et un tiers de la Slovaquie et de la Serbie ont franchi le seuil d'"alerte" sur le mois d’août. Cela traduit non seulement un manque de précipitations et d’humidité des sols, mais aussi une dégradation de la végétation. En raison du changement climatique d’origine humaine, "une période de sécheresse de trois mois aussi sévère que celle observée en Europe entre juin et août 2026 est désormais environ trois fois plus probable qu’elle ne l’était entre 1950 et 1987", selon une étude du consortium scientifique ClimaMeter publiée jeudi.

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