"Un jour, une carte": le refoulement des migrants vers l'Angleterre, plus efficace mais plus mortel

Ces dispositifs ne cessent de s’étoffer depuis les accords du Touquet entre les deux pays en 2003. Il y a les dispositifs de surveillance aérienne des côtes, auxquels participe l’agence européenne Frontex, mais aussi les forces et opérations terrestres, sans compter les interceptions en mer par des navires de secours.
L'accord principal entre la France et le Royaume Uni a, lui, été reconduit en avril dernier pour une durée de trois ans.
Augmentation de moitié les forces de l’ordre en France, création d’une unité de CRS spécifique, et, pour la première fois, conditionnement d’une partie du financement britannique de cet accord à l’efficacité des mesures.
L’enveloppe pourra atteindre le montant record de 766 millions d’euros.
Une autre mesure commune va cependant être abandonnée : celle qu’on appelle "one in one out", littéralement "un entrant un dehors".
Elle prévoyait l’acceptation par le Royaume uni d’un candidat réfugié légal venant de France contre le refoulement vers l’Hexagone d’un arrivant clandestin par bateau. Les résultats étaient peu probants, car les migrants refoulés retentaient leur chance.
Les candidats à cet exil périlleux sont donc moins nombreux, mais manifestement toujours aussi déterminés à fuir la guerre ou la misère vers l’eldorado britannique, et ce au péril de leur vie.
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