"On fait son devoir de citoyen" : un jury paritaire pour juger Nicolas Ullens, accusé de l’assassinat de sa belle-mère

Pour certains, la convocation avait pourtant été vécue comme un petit choc. Nicolas, 47 ans, raconte avoir reçu le pli judiciaire à son domicile, au début du mois de juin, par l’intermédiaire d’un huissier. "Connaissant le profil de la mise en cause, c’est assez impressionnant. Maintenant, on fait son travail, comme on dit, de citoyen."
Il ne savait pas encore, en arrivant ce lundi matin, s’il repartirait quelques heures plus tard ou s’il devrait organiser sa vie autour de deux semaines de procès. Il avait toutefois déjà anticipé la possibilité : "C’est déjà préparé pour éviter toute perte d’emploi", expliquait-il.
Vous faites votre devoir de citoyen et c’est bien comme ça.
Même état d’esprit chez Émilie, 31 ans, professeure dans le secondaire. Elle ne s’attendait absolument pas à être un jour appelée pour un jury d’assises. Si elle était retenue, ses élèves auraient dû s’adapter à son absence. Mais elle voyait plutôt cette éventuelle participation comme une expérience enrichissante. "En tant que professeure de français et de religion, c’est vrai que l’impact des mots, l’impact des décisions… Ça peut être dans tous les cas une expérience intéressante."
Une autre candidate, pensionnée et venue de Wavre, résumait simplement son état d’esprit : "Vous faites votre devoir de citoyen et c’est bien comme ça."
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