« Il voulait s’assurer que je n’aie pas de rapports sexuels avant le tournage du deuxième » : Sophie Marceau raconte ce que lui imposait le réalisateur de « La Boum », « mon corps de jeune vierge devait le rester le plus longtemps possible »

Invitée sur le plateau de « C à vous » ce vendredi 6 novembre, Sophie Marceau est revenue sur les contraintes qui ont accompagné ses débuts au cinéma, notamment dans « La Boum » alors qu’elle avait 13 ans. Mohamed Bouhafsi a notamment cité un passage de son livre « Warszawa » : « Il [Claude Pinoteau, le réalisateur dont elle ne cite pas le nom dans son livre, NDLR] voulait s’assurer que je n’ai pas de rapport sexuel avant le tournage du deuxième, déjà en préparation. Il était important que je ne grandisse pas trop vite. Mon corps de jeune vierge devait le rester le plus longtemps possible, car au cinéma, me disait le metteur en scène, tout se voit sur le visage ».
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L’actrice a alors expliqué les motivations du cinéaste : « Il ne voulait pas que je grandisse. Il ne voulait pas que je me vulgarise. Il ne voulait pas que je devienne une femme trop tôt. « La Boum », c’est vraiment une temporalité très précise : c’est le premier baiser, c’est Roméo et Juliette, c’est quand on a 13 ans, c’est son premier amour, c’est encore très innocent. ».
« Je ne comprenais pas pourquoi on m’interdisait de grandir »
Entre les deux tournages, impossible pour la jeune comédienne de s’afficher avec un petit ami. « Si demain du jour au lendemain je me trouvais à la Une des magazines avec mon petit copain, ce n’était pas possible, ça ne rentrait pas dans le truc. Donc il veillait beaucoup à ce que je continue à rester cette petite fille, de papier, qui était devenue réelle, mais eux sur le papier ils continuaient de vouloir que je reste cet enfant. Mais on sait très bien qu’on ne reste pas enfant éternellement. Je ne comprenais pas trop, je trouvais ça assez intrusif et très angoissant. J’allais me voir dans le miroir pour regarder si j’avais les stigmates d’une mauvaise fille… »
Une pression difficile à vivre pour Sophie Marceau, qui se décrit, à l’époque, comme « déjà très autonome, très libre ». « Je n’étais pas dans ce même monde, j’avais ma vie à vivre. Ce n’était pas toute ma vie « La Boum ». J’avais ma vie, mon lycée… Donc, je ne comprenais pas pourquoi on m’interdisait de grandir alors que mon rêve, c’était de grandir », a-t-elle conclu.
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