Midterms aux États-Unis: mobiliser les jeunes électeurs, un des enjeux des élections

Les Américains voteront le 3 novembre pour les élections de mi-mandat, les « midterms ». Les démocrates espèrent obtenir le contrôle du Congrès pour contrer les politiques de Donald Trump. Mais l'un des enjeux pour ces élections est la mobilisation des jeunes électeurs. Le président états-unien avait cherché à gagner des voix dans cet électorat pour gagner la présidentielle, il y a deux ans. Les démocrates cherchent donc à galvaniser les jeunes.
De notre correspondant aux États-Unis,
Quand on prononce le mot « midterms » sur le campus de l'université de Géorgie à Athens, les étudiants pensent plutôt à leurs examens de midterm – les examens de mi-semestre – qu'aux élections de mi-mandat aux États-Unis. Pour remédier à ce manque d'intérêt, Jean Spence tient un stand pour inciter les jeunes à aller voter. La septuagénaire fait partie de l'organisation progressiste Indivisible. « Nous croyons que les étudiants pourraient faire la différence. Ils ont tendance à être plutôt progressistes, et je suis progressiste », explique-t-elle.
Les étudiants se promènent entre les bâtiments. Un peu plus loin, se trouve le stand du parti démocrate du campus. « Pour le dire simplement : quand les jeunes votent, les démocrates gagnent, affirme Martin Ames, un de ces jeunes militants démocrates. Les jeunes soutiennent très largement le programme des démocrates. Ils estiment que l'accès à l'assurance santé et au logement devrait être plus simple, que le salaire minimum devrait être augmenté et que nous ne devrions pas nous engager dans une guerre sans objectifs clairement définis. »
L'une des difficultés, explique Martin : faire comprendre à ses camarades l'importance de ces élections, lui qui veut limiter les politiques de Donald Trump. « Il est difficile de leur faire comprendre que ce qui se passe actuellement est sans précédent, parce qu'ils ont grandi avec Donald Trump. Alors, leur faire saisir le contexte historique et l'importance de ce qui se passe aujourd'hui demande beaucoup d'efforts », regrette-t-il.
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Il y a deux ans, Donald Trump a obtenu la majorité des voix des jeunes hommes. Un succès notamment grâce au poids des influenceurs de droite et d'extrême droite, qui vantent souvent un modèle social conservateur ou patriarcal. Mais les démocrates sont aussi sur les réseaux sociaux, explique Lydia O'Neil, responsable de la communication du parti sur le campus :
« Je pense que l'un des meilleurs moyens de contrer cette influence massive de la droite, qui est assez effrayante, notamment sur les réseaux sociaux, c'est que beaucoup de jeunes, et particulièrement de jeunes femmes, réalisent de plus en plus à quel point c'est effrayant, analyse-t-elle. C'est vraiment décourageant de voir des personnes de notre génération, notamment des jeunes hommes, tomber dans ce piège de la droite. »
Mais pour la présidente de la branche locale de l'association conservatrice Les jeunes Américains pour la liberté, si les jeunes sont de plus en plus conservateurs, c'est qu'ils font preuve de « bon sens » : « Ils estiment que nous n'avons pas besoin d'un État tentaculaire. Nous voulons des dépenses publiques raisonnables, une gestion responsable des finances publiques et un État dont le rôle est limité. Nous sommes aussi attachés aux valeurs familiales traditionnelles et à la foi. »
Pour les démocrates, comme les républicains, l'enjeu est surtout d'augmenter la participation des jeunes, dont le taux est plus faible que celui de leurs aînés.
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