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Monday, October 5, 2026

Une vidéo virale montre des drones « cracheurs de feu » déversant de la thermite en fusion à 2 000 °C

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Une vidéo de drones qui déversent de la thermite en fusion sur des tranchées a dépassé cinq millions de vues sur X depuis sa publication, le 4 octobre.

C’est une arme spectaculaire, dont les premières utilisations documentées remontent à la fin de l’été 2024, plus de deux ans après l’invasion générale de l’Ukraine par la Russie. Les images montraient alors une unité ukrainienne mobiliser un drone « cracheur de feu » brûlant la lisière d’une forêt, vraisemblablement tenue par l’armée russe.

Deux ans plus tard, ces drones incendiaires sont toujours utilisés, même si on les voit rarement. C’est ce que montre une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, avec plusieurs séquences vraisemblablement tirées d’un exercice militaire plutôt que d’une vraie opération de combat. La vidéo montre aussi des blindés, des fantassins, des drones et de l’aviation.

Plusieurs véhicules portent des drapeaux russes, suggérant que ces drones incendiaires sont utilisés par les troupes du Kremlin. L’internaute qui a mis en ligne la vidéo sur son compte X, vue plus de 5 millions de fois, évoque des « drones dragons » qui lâchent du fer en fusion, de la thermite, sur des bâtiments et des tranchées.

I believe this footage is from a military exercise, not a real battle. I doubt if real battles have this kind of nonstop action and perfectly captured footage. But it demonstrates contemporary weaponry.

— Donald Mitchell (@DonaldPMitchell) October 4, 2026

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La Russie a copié l’idée de ces drones cracheurs de feu en une semaine environ. Le 12 septembre 2024, le média américain The War Zone relayait une vidéo publiée sur Telegram. On y voyait des soldats russes fixer une charge de thermite sur un drone en vue subjective, puis l’envoyer vers une position ukrainienne.

Les manœuvres que l’on voit dans la vidéo partagée sur X ne sont pas datées. La séquence ne permet pas non plus de savoir où la prise de vue a eu lieu, ni les objectifs de ces opérations ni les unités engagées. Elle montre cependant ce que ces armes savent faire sur un champ de bataille, si elles ne sont pas abattues avant.

De la thermite à 2 000 °C et des brûlures atroces

Dans la séquence, donc, on peut voir des drones tourner autour d’une cible au sol et déverser leur contenu en fusion. Trois drones sont notamment en vue, en train d’asperger ce qui s’apparente à des tranchées, en évoluant en cercle. On voit également sur un autre plan des drones en vol stationnaire au-dessus d’un toit, et en rase-mottes, pour le percer.

La thermite est un mélange de poudre d’oxyde de fer (de la rouille, en gros) et d’aluminium. Une fois allumée, elle brûle à plus de 2 000 °C, presque deux fois plus chaud que la lave d’un volcan. Le drone, souvent un modèle piloté en immersion à travers sa caméra, avec un casque vidéo, allume sa charge au-dessus de la cible.

L’aéronef avance ensuite lentement à basse altitude en la laissant couler. Selon le fabricant ukrainien Steel Hornets, sa charge de thermite la plus légère perce 4 millimètres de métal en moins de dix secondes.

Ces engins sont aussi surnommés « drones Dracarys », relevait le Kyiv Post en septembre 2024 : c’est l’ordre que Daenerys Targaryen donne à ses dragons pour cracher le feu dans Game of Thrones.

Ces armes, spectaculaires à l’image, peuvent cependant provoquer des blessures atroces, voire la mort. Dans un rapport publié le 7 novembre 2024, Human Rights Watch notait que la chaleur des armes incendiaires, dont celles à la thermite, peut causer des brûlures du quatrième, voire du cinquième degré, qui détruisent la peau et atteignent les muscles et les os.

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