Mobilisation des élèves à Liège : des mineurs ont passé près de 12 heures au poste

Nous donnons rendez-vous à Hugo et sa mère dans un parc à l'abri des émeutes. Ils sont calmes. Hugo raconte. "On a juste décidé de se rassembler devant notre école. On a décidé du coup de bloquer l'entrée, tout en précisant de rester pacifistes, ne pas allumer de pétard, ne pas allumer de fumigène, pas de feu. Ils nous ont encerclés à huit policiers anti-émeute. Ensuite, ce qui s'est passé, c'est qu'ils nous ont juste dit, ben voilà, vous êtes en arrestation administrative, on vous passe les colsons."
Du côté de la police, on nous affirme que toutes les personnes arrêtées l'ont été pour des faits avérés. La police invoque un trouble à l'ordre public. Hugo et son ami sont alors envoyés en cellule. "On y est restés enfermés 11h30. Les cinq dernières heures, on était 24 dans une cellule qui était conçue pour 16."
Psychologiquement, je reste marqué
La police reconnaît qu'à un moment donné, les jeunes étaient en surnombre dans la cellule car la non mixité doit être respectée. La mère d'Hugo a bien été prévenue par la police dans la matinée. "On ne connaît toujours pas les réelles causes de l'arrestation de mon fils, qui manifestait pacifiquement et qui a été pris à partie par un nombre considérable de policiers" précise la maman.
Au-delà de ces heures en cellule, Hugo évoque ce qu'il en garde aujourd'hui : "Psychologiquement, je reste marqué et je le resterai certainement dans les prochains jours, même au retour à l'école."
Précisons que le plus jeune des mineurs arrêtés n'avait que 13 ans. Il a été placé dans une cellule individuelle.
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