« Le communautaire à boutte » interpelle le nouveau ministre Therrien

Le mouvement « Le communautaire à boutte » souhaite que le nouveau ministre de l'Action communautaire, Alain Therrien, s'engage à rencontrer le milieu pour prendre conscience de ses revendications.
Au surlendemain de son assermentation, Le communautaire à boute
rappelle au ministre que le milieu communautaire est un trésor à préserver
.
Par voie de communiqué, le mouvement invite Alain Therrien à faire de ce nouveau mandat un véritable tournant dans les relations entre le gouvernement du Québec et le milieu communautaire
.

Alain Therrien a été assermenté le 21 octobre dernier. (Photo : 21 octobre 2026)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
On y souligne toute l’importance du milieu communautaire sur le plan collectif, humain et social.
On rappelle également la crainte de voir le filet social maintenu par le communautaire s'effriter sous la pression du sous-financement, de la précarité et des besoins grandissants de la population.
Du côté du mouvement, on déplore toujours l’épuisement des travailleuses et travailleurs du secteur, la précarité des conditions de travail ainsi que des ressources qui demeurent nettement insuffisantes.

Manifestation du mouvement « Le communautaire à boutte » à Trois-Rivières (Photo : 15 septembre 2026)
Photo : Radio-Canada / Francis Beaudry
Cinq rencontres
Le communautaire à boutte
rappelle que le nouveau Premier ministre, Paul St-Pierre Plamondon, avait pris l'engagement de tenir cinq rencontres annuelles et officielles entre les représentants du gouvernement et les différents acteurs du Réseau québécois de l’action communautaire autonome.
Le but est d’aborder et de ne pas négliger les revendications du milieu communautaire, tout en trouvant des solutions communes aux problèmes de précarité que peuvent vivre les organismes.
On rappelle explicitement les revendications dans le communiqué :
- Des conditions de travail décentes pour les travailleuses et travailleurs du communautaire.
- Un financement à la mission suffisant.
- Une reconnaissance pleine et entière des organismes.
- La protection de l’autonomie et la fin du financement précaire.
- Investir dans le mouvement communautaire comme pilier stratégique.
On désire aborder lors de ces cinq rencontres plusieurs sujets prioritaires, notamment la création d’un fonds d’urgence de 360 millions de dollars, un plan de rattrapage financier ainsi que des moyens concrets pour concrétiser ces engagements
Le communautaire n’est pas une dépense à contenir. C’est une richesse collective dans laquelle il faut investir. Depuis des mois, nous sonnons l’alarme, nous nous mobilisons et nous proposons des solutions. Nous accueillons favorablement la possibilité d’un dialogue, mais nous attendons maintenant des décisions concrètes, des engagements financiers et des échéanciers clairs
, indique Caroline Chartier, co-porte-parole nationale.
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Enfin, on souligne que le mouvement salue la volonté du gouvernement d’alléger la bureaucratie, notamment par la simplification des programmes de soutien à l’action communautaire et la réduction des exigences administratives imposées aux organismes.
Toutefois, pour Le communautaire à boutte
, ce n’est tout simplement pas suffisant. Le constat reste simple : il faut financer davantage le milieu communautaire.
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