"Nous avons toutes les options de réponse" : l’Otan garde son soutien à l’Ukraine malgré les attaques hybrides russes

L’Estonie a attribué un "acte de sabotage" à la Russie mardi, l’incendie d’une fabrique de drones terrestres, dont elle a été victime en août. Mark Rutte a salué la communication estonienne. Le partage d’informations entre alliés est utile pour "attribuer les responsabilités" et pour disposer d’une "vision complète de la situation", a souligné le patron de l’Otan à Bruxelles.
Nous ne tremblons pas, nous ne frémissons pas. Nous faisons ce qu’il convient de faire.
Moscou "essaye d’affaiblir notre détermination et de faire cesser notre soutien à l’Ukraine. Mais la Russie est tenue en échec, elle échoue sur le champ de bataille comme elle échoue à saper notre unité et notre soutien à l’Ukraine", a affirmé Mark Rutte, aux côtés du Premier ministre lituanien Mindaugas Sinkevicius. "Nous sommes plus forts et ils le savent", a-t-il ajouté appelant aussi au "calme" et à ne pas céder à la peur.
Les Européens s’inquiètent de la recrudescence de ces attaques dites hybrides, car intervenant sous le seuil de ce qui est considéré comme un acte de guerre ou une opération militaire – par exemple un incendie volontaire ou un sabotage. "Nous avons toutes les options de réponse, parfois visibles, parfois non, pas toujours publiques, pas toujours 'œil pour œil dent pour dent'", a-t-il assuré. "Bien sûr, la Russie cherche à semer la peur, à provoquer la division au sein de nos sociétés, mais elle n’y parviendra pas. Nous ne tremblons pas, nous ne frémissons pas. Nous faisons ce qu’il convient de faire", a déclaré de son côté le Premier ministre lituanien.
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