Affaire Thélyson Orélien : à force de tout déléguer à l’IA, que restera-t-il de notre imagination ?

Que le cas de Thélyson Orélien soit avéré ou non, là n’est pas la question. Cette affaire devrait nous amener à nous interroger sur la place que l’on accorde aujourd’hui à l’IA dans nos processus créatifs et dans le contenu que nous consommons. Pour Régine Dubois, c’est le moment ou jamais : bientôt, nous ne nous poserons plus la question, ce sera devenu la norme. "Certains titres composés par intelligence artificielle et diffusés sur les plateformes de streaming cartonnent. Il existe déjà des livres rédigés par IA qui ont un lectorat. Les films d’animation entièrement créés par IA inondent les réseaux sociaux".
Et nous, dans notre vie quotidienne, ne faisons-nous pas déjà la même chose ? Notamment, lorsque nous demandons à un chatbot de rédiger des listes de courses ou d’écrire nos mails. Souvent, le prétexte est la rapidité et le temps gagné, qui peut alors être utilisé pour créer, par exemple. Mais au final, ce temps est souvent alloué à consommer du contenu, lui-même parfois généré par l’IA.
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Alors, Régine Dubois s’interroge : quand ces chatbots feront tout pour nous, y compris imaginer et réfléchir, "qu’adviendra-t-il de notre curiosité, de notre imaginaire, de notre libre arbitre ? Mais on va s’emmerder, moi je pense". Peut-être faut-il se poser la question tant que l’on peut encore en définir les limites.
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