Guerre en Ukraine : Donald Trump et Vladimir Poutine veulent redessiner la sécurité de l'Europe... mais sans les Européens

Les Européens seront consultés, c'est déjà ça. Mais pour s'asseoir à la table des négociations, il leur faudra patienter. Les 10 et 11 novembre, à Abou Dhabi, Américains, Russes et Ukrainiens doivent discuter de la paix. Les représentants de l'Union européenne n'auront droit, dans un premier temps, qu'à des échanges en marge. Une curieuse façon de préparer l'avenir d'un continent avec ceux qui n'y vivent pas.
Le programme tient d'ailleurs en 423 mots, publiés par Jared Kushner et Steve Witkoff, deux hommes de confiance de Donald Trump. Il y est question d'une " nouvelle architecture de sécurité européenne ". Rien de bien neuf, en réalité. Moscou réclame pareille refonte depuis 2008 et en avait fait l'une de ses exigences à la veille de l'invasion de l'Ukraine.
Ces préoccupations de sécurité concurrentes
Dans leur lecture du document, nos confrères du Grand Continent relèvent par ailleurs un autre détail. Washington évoque désormais des " préoccupations de sécurité concurrentes " entre l'Europe et la Russie. Comme si l'invasion de l'Ukraine de Volodymyr Zelensky relevait d'un malentendu entre voisins plutôt que d'une guerre déclenchée par Moscou.
L'OTAN,elle , resterait " centrale ", assure le texte. Quant aux garanties américaines qui donneraient quelque substance à cette promesse, elles brillent par leur absence.
Un vieux spectre revient donc hanter la diplomatie européenne, celui d'un continent dont les grandes puissances discutent le sort entre elles.
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