A Gaza, faute de moyens, le Programme alimentaire mondial (PAM) contraint de réduire de 500.000 le nombre de personnes aidées chaque mois

Parallèlement à cette réduction du nombre de bénéficiaires, le PAM dit devoir également diviser par deux les rations distribuées. "Les familles bénéficiant d’une aide alimentaire ne recevront désormais plus qu’un seul colis alimentaire, ainsi qu’un sac de farine de blé de plus petite taille", précise l’agence. Le nombre de repas chauds servis quotidiennement va également chuter de 250.000 à 150.000. Les transferts monétaires, destinés à permettre aux habitants d’acheter de la nourriture dans les commerces, ont aussi été revus à la baisse.
Principalement financée par les contributions volontaires des gouvernements des Etats membres de l’ONU, ainsi que par des dons privés, l’agence affirme faire face à une forte baisse de ses ressources. En 2026, elle dit avoir reçu moins de la moitié des financements consacrés à ses opérations dans les territoires palestiniens par rapport aux années précédentes et estime avoir besoin de "450 millions de dollars" (environ 400 millions d’euros) pour maintenir ses activités à Gaza et en Cisjordanie occupée au cours des six prochains mois.
Début septembre, l’agence avait déjà réduit de moitié le nombre de bénéficiaires de son assistance en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967, de 400.000 à 200.000 personnes. A Gaza, Shaun Hughes appelle la communauté internationale à poursuivre son soutien. Ce n’est "pas le moment" de "détourner le regard", dit-il. "C’est au contraire le moment pour le monde entier de s’engager à soutenir la population pendant cette période difficile".
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