Blocus à la polyvalente Saint-Jérôme | 78 élèves suspendus jusqu’à vendredi

Après avoir été le théâtre d’une importante manifestation, le 16 octobre dernier, la direction de l’École polyvalente Saint-Jérôme a suspendu 78 élèves, à la suite d’une journée pédagogique flottante destinée à faire le point sur cet évènement.
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Les 3400 élèves de la première à la cinquième secondaire sont retournés en classe ce matin. Selon la coordonnatrice du bureau des communications du centre de services scolaire de la Rivière-du-Nord, Nadyne Brochu, le tout s’est effectué dans le calme et le respect.
Au total, ce sont 78 élèves qui ont été suspendus. Ce nombre pourrait augmenter, s’il y a des dénonciations. Des changements d’école pourraient être imposés, a indiqué le directeur général du centre de services scolaire de la Rivière-du-Nord, René Brisson.
« Pour l’instant, aucun des 78 élèves n’est visé par un changement d’école. Ce n’est toutefois pas exclu : tout dépendra de la gravité des gestes posés. Par exemple, un enfant qui a juste crié ou incité les élèves à courir n’aura pas les mêmes conséquences que celui qui a lancé une poubelle », dit-il.
Des projectiles d’armes de chasse trouvés
Un autre évènement vient secouer l’établissement scolaire des Laurentides : des projectiles d’armes de chasse ont été trouvés dans un corridor de l’école secondaire.
Cette découverte a été effectuée jeudi dernier, en fin de journée, et communiquée aux enseignants lors d’une assemblée générale tenue lundi, explique Annie Gingras, présidente du Syndicat de l’enseignement de la Rivière-du-Nord (SERN).
« Les enseignants ont ensuite communiqué avec le syndicat et ont partagé leurs inquiétudes. »
Selon M. Brisson, cette découverte n’est pas liée aux évènements de vendredi dernier.
« Il s’agit d’un évènement isolé. Ceci étant dit, nous ne prenons pas cette découverte à la légère et nous avons fait des vérifications avec le Service de police de Saint-Jérôme. Il n’y avait aucune menace », indique-t-il.
Enjeu de sécurité
Ces évènements remettent à l’avant-scène la question de la sécurité à la Polyvalente Saint-Jérôme.
La présidente du SERN a indiqué à La Presse que des préoccupations à ce niveau lui sont communiquées par ses membres.
« Des inquiétudes concernant la violence sont nommées et partagées au centre de services depuis des années. Les enseignants les ont réitérées, hier, en assemblée. Ça crée beaucoup de frustration, aussi, de la part des enseignants », dit Mme Gingras.
Qu’en est-il de l’installation de détecteurs de métal à l’entrée de l’école ? Cette demande formulée par des parents trouve un écho auprès du syndicat.
« Est-ce que les détecteurs de métal auraient pu empêcher le rassemblement de vendredi dernier ? Je ne pense pas qu’ils auraient pu l’éviter. Par contre, les détecteurs sont une solution parmi d’autres. Je pense que, pour l’une des plus grosses polyvalentes du Québec, ça pourrait être nécessaire et sécurisant pour les enseignants », mentionne Mme Gingras.
Des parents inquiets
Depuis les évènements de vendredi dernier, des parents d’élèves partagent leurs inquiétudes sur le groupe Facebook Le Vrai Spotted Saint-jérôme. Ils joignent à leurs publications des lettres envoyées par l’école.
Fannie Touchette est mère d’un adolescent de 15 ans qui fréquente l’école, en troisième secondaire. Il a été témoin de ce qui s’est passé vendredi dernier. Dans une conversation écrite, elle déplore le manque de communication de la part de la direction.
« Lors de cette manifestation, mon fils s’est fait voler son chandail et son téléphone cellulaire. Ce n’est pas la première fois qu’il arrive des évènements très préoccupants à cette école et la direction nous donne seulement de très vagues informations. »
Elle se dit préoccupée par tout ce qui se passe à l’école.
« Je sais que l’interdiction d’avoir un cellulaire en classe est très compréhensible, mais l’interdire en tout temps à l’intérieur des murs, lorsqu’on reçoit un courriel de l’école et aucune nouvelle de notre enfant durant des heures, c’est très anxiogène », écrit-elle.
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