Contestation à Bruxelles et à Liège: affrontements à la gare Centrale, usage d'un autopompe sur la place Saint-Lambert

Une bonne trentaine de manifestants ont été encerclés par au moins autant de policiers casqués samedi après-midi sur la place Saint-Lambert à Liège, à l'entrée de la galerie commerciale du même nom, a constaté Belga sur place. Une autopompe a projeté de l'eau sur les manifestants. Autour du dispositif, des personnes scandent "Libérez nos camarades".
D'après nos journalistes présents sur place, une personne blessée se trouverait dans la galerie.
Aux alentours de 15h30, les véhicules de police ont quitté les lieux. Les manifestants se sont rassemblés entre les places Saint-Lambert et de l'Opéra. Une heure plus tard, la police indique que le cortège se déplace en direction des Guillemins en empruntant le Boulevard d'Avroy dans le calme.
Plus tôt dans l'après-midi, vers 13h15, le cortège avait bloqué plusieurs axes de circulation dans le secteur du Cadran, dont l'accès à l'autoroute en direction de Burenville. Certains manifestants avaient commencé à déplacer des barrières pour dresser des barricades, avant l'arrivée de la police qui a dissipé la foule.
Celle-ci estime que 200 à 250 personnes avaient pris part au rassemblement initial, vers 10h00, devant la gare des Guillemins, à Liège, pour dénoncer les mesures d’austérité et les réformes touchant notamment l’enseignement. Le cortège a pris la direction du centre-ville vers 11h00, dans le calme, a constaté Belga sur place. Seul un sit-in empêchait les bus de circuler place Saint-Lambert.
Au Cadran, Belga a constaté que le rassemblement se déroulait dans un calme relatif, les manifestants scandant notamment le slogan anti-police "ACAB" en chœur.
Simon, élève à l’athénée Léonie de Waha, mobilisé depuis deux semaines dans le cadre des blocus scolaires, cite les réformes concernant les étudiants, le TEC et le minerval. Il inscrit aussi sa participation en soutien à la mobilisation annoncée ce samedi en France. Au-delà de l’enseignement, il dénonce les inégalités et la précarité, qui risquent, selon lui, de pousser des jeunes à abandonner leurs études.
Son père, Benoît, enseignant en haute école, souligne la pression financière qu’il observe dans ses classes, où des étudiants doivent concilier études et emploi. Sa mère, Marie, regrette pour sa part que le reste de la société ne se mobilise pas davantage aux côtés des jeunes.
Alice, une autre participante, explique être venue soutenir un mouvement social dont elle estime les revendications insuffisamment entendues. Si elle déplore les dégradations, elle rappelle que des mobilisations passées ont aussi été émaillées de dégâts et estime que ceux-ci contribuent souvent à faire bouger les choses.
Vers 12h45, nos reporters sur place nous rapportent que le groupe était de retour Place Saint-Lambert après un tour jusqu'à la cathédrale. Plusieurs appels à la mobilisation ont circulé sur les réseaux sociaux, évoquant entre autres un possible rassemblement place Saint-Lambert samedi après-midi.
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