Cory Albert exclu de la vente d’un groupe d’immeubles de Saint-Georges de Beauce

Radio-Canada a appris que la société beauceronne propriétaire d’un complexe de 29 logements à Saint-Georges renonce à le vendre au controversé influenceur à la tête d’un groupe d’investisseurs.
Dans un communiqué daté du 27 octobre, Atlas Société Immobilière annonce que la transaction ne sera pas conclue
.
L’offre de 3 millions de dollars avait été acceptée au printemps dernier. Selon nos sources, moins de 10 % du financement restait à finaliser avant que l’acquisition ne soit officialisée chez le notaire. Le financement d’immeubles dits commerciaux
prend fréquemment des mois à conclure.
Nous croyons qu'être propriétaire, c'est d'abord une responsabilité envers les gens qui habitent nos immeubles, et le respect de chacun d'eux
, précise le communiqué de l’entreprise familiale.
Leurs baux actuels sont respectés, et cette décision n'entraîne aucun changement à leurs conditions.
Jeudi dernier, l’émission Enquête avait révélé les plans de Cory Albert pour les 29 unités de sa nouvelle acquisition. Il prévoyait faire passer les loyers de 625 $ en moyenne à 1100 $, en moins de deux ans. Il entendait aussi transférer les frais de chauffage à ses locataires.
L’influenceur avait qualifié le complexe de vache à lait
et de coup de circuit
.

Le complexe d'appartements au cœur de la transaction avortée à Saint-Georges de Beauce.
Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé
Plusieurs locataires avaient réagi avec consternation à ces informations partagées par Enquête. Mais mardi soir, au moins une locataire semblait grandement soulagée.
Je suis apaisée, ça me met moins de pression
, soupire une locataire qui préfère garder l’anonymat. Mère d’un jeune garçon, elle pourra continuer d’économiser un peu
pour acheter un jour sa propre maison.
La mairesse de Saint-Georges de Beauce se réjouit de la décision d’annuler la vente à Cory Albert. On ne peut pas bâtir un modèle d’affaires sur la vulnérabilité, c’est dégueulasse
, avant d’ajouter que sa ville ne veut pas des investisseurs qui volent des logements abordables
.
Le taux d’inoccupation de sa municipalité est de 1 %.
Toujours selon nos sources, Atlas ne connaissait pas les plans d’optimisation de Cory Albert avant d’accepter son offre d’achat pour quatre immeubles situés sur la 2e avenue.
La société immobilière envisage de remettre ses immeubles sur le marché par la suite, mais souhaiterait trouver un acquéreur qui partage ses valeurs et son souci des locataires
.
Contacté mardi soir, Cory Albert n’a pas répondu à nos questions envoyées par courriel.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.