Plus de 8.000 cas d'Ebola et près de 4.000 décès recensés en République démocratique de Congo

La RDC a déclaré mi-mai, avec plusieurs semaines de retard, sa 17e épidémie d'Ebola, une maladie extrêmement meurtrière qui a déjà tué plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années. À ce jour, 8.067 cas dont 3.901 décès et 2.070 guérisons ont été recensés depuis le début de l'épidémie, pour un taux de létalité de 48,4%, selon les dernières données des autorités congolaises.
Partie de la province de l'Ituri (nord-est), l'épidémie s'est étendue à sept provinces du pays. Les provinces de l'Ituri, du Nord-Kivu (est) et du Haut-Uélé (nord-est) concentrent la majorité des cas recensés.
Après un accroissement rapide, le nombre de cas connaît un "plateau", selon l'agence de santé de l'Union africaine (Africa CDC) mais l'épidémie "n'est pas sous contrôle". Plusieurs traitements sont à l'essai contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, à l'origine de la flambée actuelle, et contre laquelle il n'existe aucun vaccin ni traitement homologués à ce jour. La riposte sanitaire manque de moyens, dans des régions reculées et où la présence de groupes armés complique les déplacements, et se heurte à la défiance d'une partie des populations locales qui a conduit à des violences ciblant des personnels humanitaires et des structures de soins à plusieurs reprises au cours des derniers mois.
Un prestataire chargé de la détection des cas a ainsi été tué lors d'une attaque armée dans un point de contrôle sanitaire dans la province du Nord-Kivu, ont indiqué les autorités de santé congolaises dans leur dernier rapport.
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