Sans surprise, le parti de Vladimir Poutine donné vainqueur aux élections législatives en Russie

Rappelant la réalité d’un conflit marqué ces derniers mois par une intensification des frappes des deux côtés du front, la dernière journée de vote a été marquée tôt dimanche par une attaque ukrainienne qui a impliqué plus d’un millier de drones, touchant une raffinerie et des zones résidentielles, provoquant des incendies.
Au moins deux personnes ont été tuées et une vingtaine d’autres blessées, d’après les autorités russes.
Un drone ukrainien a également frappé un bus dans la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine contrôlé par la Russie, tuant deux personnes dont une employée de la Commission électorale, a annoncé celle-ci.
À Moscou même, une importante raffinerie a été endommagée, selon le maire Sergueï Sobianine, qui a dénoncé une attaque "sans précédent" et "manifestement planifiée dans le but de perturber les élections". "L’ennemi n’y est pas parvenu", a-t-il ajouté, évoquant plus de 1600 drones abattus par la défense antiaérienne russe, dont "450 se dirigeaient vers Moscou".
Dans la soirée, le ministère russe de la Défense a assuré que Moscou "poursuivrait et intensifierait" ses frappes au moyen d'"armes de haute précision contre des cibles militaires à Kiev", en réponse à ces attaques.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré que les frappes de l’Ukraine "ont eu un impact très important dans la région de Moscou", affirmant qu’une dizaine d’armements différents ont été utilisés.
À Moscou, Igor Safronov, un programmateur de 30 ans, a dit à l’AFP qu’il avait voté pour le parti des Nouvelles personnes, car il "ne voulait pas voter pour Russie unie".
À Berlin, qui accueille l’une des plus grandes diasporas de Russes ayant fui leur pays, quelques dizaines de partisans de l’opposition en exil ont protesté aux cris de "La Russie sera libre !" et "Non à la guerre !", a constaté un journaliste de l’AFP.
À Londres, une centaine de personnes se sont rassemblées devant l’ambassade russe, selon un photographe de l’AFP. Certaines brandissaient des drapeaux ukrainiens, d’autres des pancartes sur lesquelles étaient inscrites "Say no to Putin".
L’Union européenne a de son côté dénoncé des élections se déroulant dans un climat de "répression systématique et institutionnalisée".
Le président du parti antiguerre Iabloko, Nikolaï Rybakov, a voté dimanche à Saint-Pétersbourg en écrivant en grosses lettres "Pour la paix" sur son bulletin.
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