Le dentiste anversois de 72 ans condamné à 7 ans de prison pour violences sexuelles

Le tribunal correctionnel d’Anvers a condamné mardi un dentiste de 72 ans à sept ans de prison ferme pour violences sexuelles à l’encontre de dizaines de patientes.
Le dentiste, originaire du district anversois de Wilrijk, et qui travaillait également dans des hôpitaux à Anvers et à Louvain, aurait imposé des gestes à caractère sexuel à ses patientes sous couvert de prétendues « désinfections de la gorge », une procédure médicale inexistante. Le tribunal a qualifié ces faits de répréhensibles et lui a infligé une peine bien plus lourde que les cinq ans de prison, dont la moitié avec sursis, que le ministère public avait requis.
L’enquête a débuté à la suite d’une plainte déposée par une patiente en novembre 2024, qui s’interrogeait sur la soi-disant désinfection de la gorge que le prévenu avait pratiquée sur elle. Le cabinet et le domicile de l’homme ont été perquisitionnés et du matériel informatique a été saisi. Les vidéos découvertes par les enquêteurs montrent notamment le dentiste enfoncer profondément ses doigts dans la gorge de patientes tout en se masturbant. Il demandait également à certaines d’entre elles de se dénuder, prétextant toujours des actes médicaux.
Un appel pour identifier d’autres victimes
Le parquet a lancé un appel via les médias pour identifier d’autres victimes. Au total, 73 femmes se sont manifestées. Les faits couvrent une période de 25 ans.
L’homme a d’abord nié les accusations, prétendant avoir pratiqué des désinfections de la gorge pour éliminer l’excès de mucus. Il a néanmoins fini par reconnaître les faits après avoir été confronté aux images. Un psychiatre a diagnostiqué chez le prévenu un trouble paraphilique de type fétichiste, une problématique pour laquelle il n’avait jamais cherché à se faire aider.
Le tribunal a considéré que tous les faits d’atteintes à l’intégrité sexuelle étaient prouvés ainsi que tous les faits de viol, à l’exception de trois, desquels le praticien a été acquitté. Ce dernier a par ailleurs été condamné pour faux en écritures et escroquerie, car il facturait des prestations fictives à l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami). Il aurait ainsi indûment perçu un montant de 7.500 euros, qui a fait l’objet d’une confiscation. Le prévenu a en outre été reconnu coupable d’exercice illégal de la médecine et d’usurpation du titre de médecin.
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