Elections législatives en Israël : un referendum pour ou contre Benjamin Netanyahou

Gadi Eisenkot a-t-il une chance de former une coalition plus modérée ?
Dans son bloc d’opposition, on trouve d’autres personnalités qui cherchent aussi à incarner l’alternative à Netanyahou : l’ancien Premier Ministre Naftali Bennett, le leader de la gauche Yaïr Golan et le représentant de l’extrême droite laïque, Avigdor Lieberman. Leur alliance n’est pas forcément facile. Et, les sondages montrent que ce bloc anti Netanyahou pourrait manquer de voix pour former une majorité de 61 sièges sur 120 à la Knesset.
Mais, si son parti Yashar sort premier le soir des élections, Gadi Eisenkot pourrait tenter de former un gouvernement minoritaire avec un soutien extérieur des partis arabes qui resteraient en dehors de sa coalition.
Et là, Netanyahou et ses alliés accusent Eisenkot de compter sur les voix arabes pour prendre le pouvoir.
Les attentats terroristes du 7 octobre ont considérablement radicalisé, durci, la société israélienne. Et la volonté d’invisibiliser les citoyens arabes israéliens est réelle alors qu'ils représentent pourtant 20% de la population en Israël, qu'ils ont leurs représentants à la Knesset et que leur poids peut être déterminant.
Alors, est ce que Gadi - qui veut ouvrir une commission d’enquête sur les failles du 7 octobre - arrivera à détrôner Bibi ?
À 78 ans, en tout cas, le premier ministre sortant est incontestablement usé, associé aux échecs sécuritaires, aux polémiques judiciaires, aux divisions du pays et à l’isolement d’Israël sur la scène internationale.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.