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Thursday, September 24, 2026

Les Canadiens sont favorables à ce qu’Ottawa devienne «membre associé» de l’UE

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Les Canadiens sont très largement favorables à ce que le Canada devienne « membre associé » de l’Union européenne, selon un nouveau sondage, même si les détails d’un tel partenariat n’ont pas encore été finalisés.

Lors du sondage en ligne réalisé par Léger du 19 au 21 septembre, 70 % des répondants ont dit être favorables à cette idée, contre 18 % d’indécis et 13 % qui s’y opposent.

Cependant, le sondage note que les Canadiens refusent de modifier certaines lois pour s’aligner sur l’Europe.

La semaine dernière, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a ouvert la voie à la négociation des conditions permettant au Canada de devenir le premier « membre associé » de l’Union européenne.

Le lendemain, le premier ministre Mark Carney a déclaré devant le Parlement européen que le Canada saluait cette ambition, même si les implications précises restent à déterminer.

Selon le sondage Léger, c’est chez les aînés que le soutien est le plus fort, avec près de 80 % d’avis favorables. Les personnes interrogées au Québec et en Ontario semblent également en faveur de cette idée, avec plus de 70 % d’avis favorables dans ces deux provinces.

En entrevue, le vice-président exécutif du centre du Canada chez Léger, Andrew Enns, a souligné que d’autres sondages avaient montré que les personnes âgées étaient préoccupées par la situation aux États-Unis et réagissaient vivement aux propos du président américain, Donald Trump, concernant la souveraineté canadienne.

« Je pense que cette tranche d’âge y voit vraiment une occasion de donner corps au débat sur la diversification des sources d’approvisionnement du Canada et de le soustraire à la dépendance vis-à-vis des États-Unis », a-t-il expliqué.

À l’inverse, le sondage suggère que les Manitobains et les habitants de la Saskatchewan ne sont pas aussi enthousiastes à cette idée — ou ne la connaissent pas suffisamment.

Plus d’un quart des personnes interrogées dans ces provinces se sont dites opposées à l’adhésion du Canada en tant que « membre associé », tandis qu’un autre quart ne savait pas ou était indécis.

Selon M. Enns, ce manque de soutien au Manitoba et en Saskatchewan peut s’expliquer par le fait que les résidants de ces provinces voyagent moins en Europe que ceux de l’Ontario ou du Québec.

Il peut également y avoir une certaine hésitation dans ces provinces quant à l’intensification des échanges commerciaux avec l’Europe, à son avis.

Une ligne rouge

Durant son discours, M. Carney a fait valoir que le Canada et l’Europe doivent renforcer leurs liens dans les domaines des minéraux critiques, de la défense, de l’intelligence artificielle et de la sécurité énergétique.

Il a ajouté que les deux parties doivent aller de l’avant pour permettre aux jeunes de vivre, de travailler et d’étudier de part et d’autre de l’Atlantique, et créer un marché intégré des services financiers.

De plus amples détails sur ce qu’impliquerait exactement le statut de « membre associé » de l’Union européenne devraient être dévoilés en octobre lors d’un sommet qui se tiendra à Montréal.

Dans son coup de sonde, Léger a demandé aux 1533 personnes interrogées si certains aspects d’un éventuel accord les rendaient plus ou moins enclines à soutenir un renforcement des liens entre le Canada et l’Europe.

La perspective d’offrir aux entreprises canadiennes un meilleur accès aux marchés européens, et inversement, a recueilli plus de 60 % de soutien dans toutes les provinces — à l’exception du Manitoba et de la Saskatchewan, où ce soutien n’atteignait que 44 %.

Une collaboration accrue en matière de défense, ainsi qu’une plus grande flexibilité pour vivre, travailler et voyager en Europe — et inversement — ont également recueilli un soutien supérieur à 50 % dans l’ensemble.

La ligne rouge pour les Canadiens semble être la nécessité pour le Canada de modifier certaines de ses lois et réglementations afin de s’aligner sur celles de l’Union européenne.

Seuls 25 % des personnes interrogées ont indiqué qu’une telle mesure les rendrait plus enclines à soutenir un accord, tandis que 30 % ont indiqué qu’elle les rendrait moins enclines à le soutenir.

Le Conseil de recherche et d’intelligence marketing canadien, un organisme sectoriel qui fait la promotion des normes en matière de sondages, précise qu’il n’est pas possible d’attribuer une marge d’erreur aux sondages en ligne, car ceux-ci ne reposent pas sur un échantillonnage aléatoire de la population.

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