Agression sexuelle d’une fillette à Walhain : selon l’avocat de la commune, rien ne prouve que les faits ont été commis à l’école

L’audience s’annonçait délicate. Au point que le juge a invité les parties en présence à "se contenir". "Si les propos peuvent être compliqués, j’espère qu’ils ne seront pas inappropriés", a-t-il ajouté.
La commune poursuivie pour "défaut de surveillance"
Les parents de la fillette qui a subi l’agression sexuelle semblaient épuisés et frustrés de "ne pas avoir été entendus depuis 3 ans", a déclaré la maman après les plaidoiries des avocats. L’avocate des parents, Charlotte Demptinne, a d’abord rappelé les propos de la petite fille. Un petit garçon l’aurait enfermée dans les toilettes et lui aurait fait mal avec des cailloux. Les lésions provoquées avaient été constatées par une pédiatre et un médecin légiste et avaient nécessité deux semaines de soins gynécologiques.
Pour l’avocate, la question est donc "comment des enfants âgés de trois à cinq ans ont-ils pu être seuls dans les toilettes ?", situation qui aurait rendu possible que de tels faits soient perpétrés. Le problème pointé par l’avocate des parents est donc cette "faute de surveillance", pas de la commune elle-même (qui est pouvoir organisateur de l’école), mais des "commettants", ici, le personnel surveillant de l’école.
"Encore faudrait-il prouver l’existence d’une faute", selon Marc Uyttendaele
Pas d’émotion du côté de l’avocat de la commune, Marc Uyttendaele : "il faut un examen clinique du dossier", a-t-il déclaré, arguant par exemple, un peu plus tard, qu’il "aurait fallu savoir d’où venaient les cailloux".
Il a reconnu l’existence d’un "dommage" dans le chef de la petite fille (des rapports de médecins en attestent), mais rien ne prouve, a-t-il plaidé, les conditions dans lesquelles se sont déroulés les faits. Il a regretté à plusieurs reprises ne pas avoir eu accès au "dossier répressif". Une procédure pénale à l’encontre de l’enfant soupçonné d’avoir commis les faits avait en effet conduit à un traitement sans poursuites, avant que la procédure au civil ne soit intentée contre la commune.
Et l’avocat de marteler à plusieurs reprises le "malaise", "le malaise profond " qu’inspirait le dossier, ajoutant que, dans la souffrance, des parents réagissent parfois avec irrationalité pour trouver un responsable de faits.
Le juge devra donc estimer la responsabilité de la commune. Analyser s’il y a des éléments dans les conclusions des avocats qui prouvent une faute de surveillance. Le jugement est prévu pour début novembre.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.