Il écope de quatre ans de prison | Un trafiquant de drogues s’autoproclame « le roi des Dominicains »

Un jeune trafiquant de drogues montréalais qui s’autoproclame le « king des Dominicains » et a affirmé dans le passé que « tout le monde devrait avoir le droit d’être armé au Québec » vient d’écoper de quatre ans de prison. Adriel Demorizi, 25 ans, avait été arrêté l’année dernière avec près de 23 kilos de cocaïne en sa possession.
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Les policiers ont coincé Adriel Demorizi en avril 2025 au terme d’une enquête qui portait au départ sur son coaccusé, Steve Ribeiro, dont la cause est toujours pendante. Demorizi a 16 kilos de cocaïne sur lui au moment de son arrestation. Il possède aussi la clé d’un appartement où sont cachés six kilos de cocaïne et des milliers de comprimés de méthamphétamine.
Le jeune homme a plaidé coupable jeudi matin à un chef de possession de drogues en vue d’en faire le trafic. Il écope d’une sentence de quatre ans, une suggestion commune de la défense et du procureur de la Couronne, Me Khalid Alguima.
Demorizi est en voie de compléter son secondaire 5 en détention et compte entreprendre un DEP en mécanique à sa sortie, a expliqué au tribunal son avocate, Me Isabella Teolis.
Le « king » des Dominicains
L’homme de 25 ans n’a aucun antécédent judiciaire au moment des faits, mais semble en mener large, selon un rapport de police déposé à la cour dans le cadre de son enquête sur remise en liberté. Les éléments de ce rapport n’ont pas été admis par Demorizi lors de son plaidoyer de culpabilité cette semaine.
Il est interpellé 136 fois par les policiers depuis 2017, soit une moyenne de deux fois par mois, révèlent ces documents.
Les policiers de l’escouade Éclipse, chargés de collecter des informations dans les bars et les restaurants, croisent son chemin le 4 septembre 2022. « Tout le monde devrait avoir le droit de porter une arme au Québec », explique-t-il d’entrée de jeu aux agents qui l’accostent.
Le jeune Demorizi se vante sans détour d’être « le king des Dominicains », avant d’exhiber aux policiers d’importantes sommes d’argent en billets de 100 $. Il sort ensuite une facture de 13 000 $, une coquette somme dépensée à la suite d’une soirée passée dans une boîte de nuit, selon les documents judiciaires de l’enquête caution. Il révèle avoir beaucoup d’argent à dépenser et qu’il « travaille. »
Proche d’un caïd
Visiblement, Adriel Demorizi jouait dans la cour des grands. Selon nos informations, il ferait partie de la garde rapprochée du chef de gang Atna Onha, surnommé Tupac. Ce dernier est présentement en attente d’extradition vers les États-Unis. Il est également le frère de Tommy Demorizi, un présumé complice montréalais de Onha et du caïd Ryan Wedding, soupçonnés par le FBI d’avoir participé au meurtre d’un trafiquant québécois.
Le modus operandi d’Adriel Demorizi démontre qu’il fait partie intégrante d’une structure criminelle d’envergure et qu’il est également un participant actif à celle-ci, avait expliqué le juge Manlio Del Negro dans sa décision sur sa remise en liberté l’année dernière.
« Le fait qu’il ait accès à une telle quantité [de drogues], il serait étonnant que les dirigeants de cette organisation aient choisi de confier la garde de telles quantités de substances importantes et variées à des personnes auxquelles ils n’accordent pas leur confiance », avait déclaré le magistrat.
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