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Thursday, October 1, 2026

Constitution provisoire : les Autochtones seront consultés, mais sans veto, promet PSPP

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Les Premières Nations et les Inuit auront leur mot à dire sur la constitution provisoire que souhaite écrire le Parti québécois s'il accède au pouvoir lundi prochain, promet Paul St-Pierre Plamondon. Les Premiers Peuples, cependant, n'auront pas droit de vie ou de mort sur le projet, a-t-il précisé.

Le chef péquiste a mentionné que les Autochtones seront nécessairement consultés pour ce qui concerne cette constitution provisoire qui, selon le Livre bleu du PQ, tiendrait lieu de loi fondamentale lors de la transition entre un éventuel référendum gagnant et l'adoption de la constitution définitive d'un Québec indépendant. Toutefois, ils ne disposeront pas d'un droit de veto, a-t-il dit.

L'obligation qu'on a, c'est celle de consulter et d'avoir un processus qui permet d'intégrer et d'entendre chacune des Nations, a-t-il précisé.

Le standard de consultation et d'assentiment pour une constitution provisoire n'est pas le même que sur une constitution à long terme.

Quand on dit que c'est une constitution provisoire, ce qu'on dit, c'est qu'elle ne durera pas longtemps, a poursuivi le chef péquiste. On a juste besoin d'un pont pour assurer une stabilité constitutionnelle et juridique pour permettre à un Québec indépendant de ne pas être dans un flou.

C’est assez indélicat de choisir cette journée-là pour faire une telle déclaration, a dit le candidat de Québec solidaire dans Gouin, Alexandre Boulerice. Est-ce que la position de PSPP pourrait entacher une future coalition indépendantiste entre QS et le PQ? On en reparlera à la suite du scrutin, a-t-il ajouté.

Québec solidaire souhaite que les Premiers Peuples fassent partie d’une assemblée constituante chargée de consulter les Québécois afin de rédiger une constitution. Ce document serait ensuite soumis à la population par référendum.

Un jour férié pour la vérité et la réconciliation?

Ruba Ghazal ouvre les bras à son ami sur un trottoir.

Ruba Ghazal a visité Alexandre Boulerice, son candidat dans la circonscription de Gouin.

Photo : Radio-Canada / Marie-Josée Paquette-Comeau

Ruba Ghazal s'engage à entreprendre des démarches pour faire du 30 septembre un jour férié, comme ailleurs au Canada. Cette journée serait vouée à la réflexion et au recueillement.

La proposition s'accompagnera d'une campagne nationale de sensibilisation et d'éducation afin de briser l'isolement entre les peuples et de favoriser la réconciliation.

S’il y a un peuple qui peut être allié des Autochtones, c’est bien les Québécois, a déclaré Mme Ghazal mercredi matin, au micro de Patrick Masbourian, à l’émission Tout un matin.

De son côté, Christine Fréchette a déclaré : ce n’est pas dans mes intentions de transformer ça en jour férié, la même position que son prédécesseur, François Legault. Je suis d’avis que c’est d’abord en transformant la relation qu’on a avec les Premières Nations qu’on va vraiment avancer de part et d’autre.

La vérité et la réconciliation restent des enjeux d’importance et il faut y travailler, a-t-elle ajouté.

Le chef libéral, Charles Milliard, a pour sa part indiqué que l’ajout d’un jour férié pour la vérité et la réconciliation ne fait pas partie des engagements de son parti, mais qu'il pourrait le considérer.

Évidemment, chaque jour férié a un impact économique important, mais, en même temps, la réconciliation politique et économique avec les Premières Nations est importante, a dit M. Milliard.

Duhaime ne reconnaît pas le racisme systémique

Éric Duhaime a lui aussi présenté la plateforme du Parti conservateur sur les enjeux qui concernent les Premières Nations. Lors de la période de questions, les journalistes l’ont invité à se prononcer pour savoir s’il reconnaît l’existence du racisme systémique au Québec.

Ça pose problème parce que ce n'est pas vrai que les Québécois sont racistes. Pour nous, il n'y a pas de système raciste. Et donc, on à un problème avec l'appellation de racisme systémique.

Oui, il y a du racisme [...] c'est ce mot systémique qui pose problème pour nous, a poursuivi M. Duhaime.

Le chef conservateur a rencontré le grand chef de la Nation Wendat Pierre Picard. Il s’est aussi engagé à inclure les nations autochtones autour des 17 tables régionales décisionnelles déjà annoncées par le parti.

Éric Duhaime et Pierre Picard discutent, assis à une grande table.

Éric Duhaime a rencontré le grand chef de la Nation Wendat, Pierre Picard.

Photo : Radio-Canada / Marie Isabelle Rochon

Les questions autochtones absentes de la campagne

La place des Premières Nations est quasi inexistante dans l'actuelle campagne électorale. Je me l'explique mal, avait soutenu Francis Verreault-Paul, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), en entrevue à Radio-Canada au matin de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

Francis Verreault-Paul pose en souriant.

Francis Verreault-Paul, chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier

M. Verreault-Paul était de ceux qui dénonçaient, lundi, devant l'Assemblée nationale, l'absence des priorités autochtones dans la campagne électorale.

Pourtant, les thèmes de l'exploitation des ressources naturelles et de l'accès au territoire sont omniprésents dans le contexte de la guerre commerciale lancée par l'administration Trump, a souligné le chef de l'APNQL. Tous ces projets-là, c'est indéniable, ça passe par la relation avec les Premières Nations.

On parle depuis René Lévesque de la relation de nation à nation. Mais ça ne se transpose pas à l'Assemblée nationale. Est-ce qu'on va avoir le courage politique de le transposer? J'espère que oui, parce que nous, on est prêts. Et ça va simplement stabiliser nos relations pour la suite des choses.

Avec les informations de Jérôme Labbé, Joëlle Girard, Julie-Anne Lapointe, Marie-Isabelle Rochon et de François-Alexis Favreau

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