Législatives en Israël: entre bloc nationaliste et promesse de réconciliation, le scrutin s’annonce serré

Les élections législatives de mardi 27 octobre en Israël sont les premières depuis les attaques du Hamas le 7 octobre 2023, mais aussi les premières depuis l’embrasement régional qui a suivi : à Gaza, au Liban, en Iran… Le scrutin s’annonce serré entre le bloc qui a gouverné pendant quatre ans avec le Premier ministre Benyamin Netanyahu et les partis politiques qui affirment représenter le changement.
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Avec nos envoyés spéciaux à Tel-Aviv, Nicolas Falez et Nicolas Benita
Tourner la page des années Benyamin Netanyahu ou au contraire maintenir en place le gouvernement le plus à droite de l’Histoire d’Israël ? La plupart des Israéliens interrogés par RFI ces derniers jours ont fait leur choix, comme Yelena qui soutient le Premier ministre sortant en dépit d’un isolement international croissant de son pays.
« Je crois que je vais voter pour Netanyahu, car je pense que dans la situation actuelle il est le seul à pouvoir nous défendre internationalement. C’est un génie ! », estime-t-elle. « Les Juifs ont toujours été isolés et le seront toujours. C’est notre destin en quelque sorte… »
Benyamin Netanyahu accusé d'exacerber les tensions par ses adversaires
L’élection de demain a lieu sur fond de possible reprise de la guerre avec l’Iran et aussi en pleine opération militaire israélienne à Hébron en Cisjordanie occupée. Certains adversaires politiques de Benyamin Netanyahu l’accusent d’exacerber les tensions à des fins électorales.
Assis sur l’herbe d’un parc proche de la plage à Tel-Aviv, avec son petit garçon de 8 mois sur les genoux, Asher estime que « beaucoup de choses doivent changer. Il faut moins d’extrémisme [...]. J’espère qu’on peut revenir à quelque chose de plus positif avec nos voisins régionaux. Je vote pour Gadi Eisenkot, car je crois qu’il est capable de recréer de l’unité », soutient Asher.
Gadi Eizenkot est le principal rival de Benyamin Netanyahu, ancien chef d’état-major de l’armée qui, durant son dernier meeting de campagne dimanche 25 octobre, a promis de réconcilier son pays.
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Des partisans de la séparation de la religion et de l'État
Est-il possible de réconcilier les religieux ultra-orthodoxes qui ne servent pas dans l’armée et ceux qui estiment que tous doivent porter les armes ? Amit a 27 ans. C'est un étudiant qui, comme beaucoup ici, a revêtu son uniforme de soldat réserviste ces dernières années. Il a servi plusieurs mois dans la bande de Gaza.
« Je veux vraiment une séparation totale entre la religion et l’État. Si je sers dans l’armée, alors il faut que les ultra-orthodoxes servent aussi. Sinon ce n’est pas juste… », estime Amit.
Les 120 députés de la Knesset [le Parlement israélien, NDLR] seront élus mardi 27 octobre. Il faut donc réunir 61 sièges pour composer une coalition de gouvernement. Rien ne dit que les deux blocs qui se font face y parviendront, d’autant que la question de la participation des partis arabes d’Israël à une coalition reste aujourd’hui un tabou.
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