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Monday, October 19, 2026

Paul St-Pierre Plamondon nomme Pascal Paradis diplomate et négociateur

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(Québec) Paul St-Pierre Plamondon nomme l’ex-député Pascal Paradis « diplomate et négociateur en chef du gouvernement » auprès des nations autochtones et des États-Unis.

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Au lendemain de sa victoire électorale du 5 octobre, le premier ministre désigné avait affirmé qu’il confierait un rôle important à Pascal Paradis, battu par la libérale Julie White dans la circonscription de Jean-Talon qu’il représentait depuis trois ans. Il n’avait pas exclu de le nommer ministre non élu afin que la Capitale-Nationale soit représentée autour de la table des décisions ; le Parti québécois n’a fait élire aucun député dans la grande région de Québec.

Paul St-Pierre Plamondon a finalement décidé de lui donner deux missions particulières en tant que « diplomate et négociateur en chef ».

Selon l’entourage du premier ministre désigné, le mandat de Pascal Paradis sera de « maintenir des relations solides, durables et empreintes de confiance avec les nations autochtones ». « Il sera appelé à entretenir un dialogue constant avec leurs représentants et à agir comme l’un des principaux interlocuteurs du gouvernement, en veillant à ce que les canaux de communication demeurent toujours ouverts et productifs. »

Il sera le « négociateur en chef du gouvernement dans les dossiers concernant les nations autochtones, notamment en matière d’énergie, de traités et de toute autre négociation nécessitant un dialogue avec celles-ci ».

Légitmité et autorité nécessaires

Pascal Paradis relèvera directement du premier ministre. Il « disposera de la légitimité et de l’autorité nécessaires pour assurer la cohérence de l’action gouvernementale et faire progresser ses dossiers prioritaires », de concert avec le futur ministre responsable des dossiers autochtones, ajoute-t-on.

Pour rappel, Paul St-Pierre Plamondon n’a pas rendu public le chapitre de son Livre bleu sur l’indépendance portant sur les relations avec les Premières Nations. Lors de la campagne électorale, le chef péquiste a déclaré que les Premières Nations seraient consultés mais que leur appui ne serait pas indispensable pour adopter une constitution provisoire d’un Québec souverain. Cette constitution provisoire serait adoptée par l’Assemblée nationale à l’issue des travaux d’une commission itinérante sur le sujet qui durerait d’un à deux ans, selon la promesse du PQ. Elle entrerait « en vigueur au moment de l’effectivité de l’indépendance », donc au lendemain d’un Oui victorieux à un référendum qui aurait lieu après le départ de Donald Trump en 2029.

Depuis son élection à la tête d’un gouvernement minoritaire, Paul St-Pierre Plamondon a néanmoins indiqué que des dossiers « urgents » doivent être réglés, que la « maison » doit être remise « en ordre », avant de parler de souveraineté.

Relations avec les États-Unis

Paul St-Pierre Plamondon confie également à Pascal Paradis « un rôle central dans les relations internationales du Québec, particulièrement dans les relations avec les États-Unis ».

« Il sera notamment appelé à agir comme négociateur en chef du gouvernement lorsque des négociations avec les autorités américaines seront requises », explique l’entourage du premier ministre désigné. Ce dernier insiste pour dire que cette nomination ne signifie pas que le premier ministre désigné a nécessairement l’intention de négocier directement avec les États-Unis. Il veut surtout que « le Québec soit à la table ».

Pascal Paradis travaillera en collaboration avec le futur ministre des Relations internationales « afin de redonner au Québec une voix forte et une influence réelle sur la scène internationale ». On fait valoir les 25 ans d’expérience en relations internationales de cet ancien directeur général d’Avocats sans frontières Canada, détenteur d’une maîtrise en droit international de la London School of Economics and Political Science.

Paul St-Pierre Plamondon dévoilera la composition de son conseil des ministres mercredi.

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