De nouvelles données immobilières bientôt accessibles aux courtiers et acheteurs québécois
L’entente annoncée jeudi entre le Bureau de la concurrence et l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) pourrait bien changer la façon dont on achète une propriété en donnant un accès beaucoup plus vaste aux consommateurs à de précieuses données.
La nouvelle entente promet de donner un accès beaucoup plus grand aux courtiers québécois, et par le fait même aux acheteurs, à un flux de données comprenant, par exemple, l’évolution des prix de la propriété et du marché immobilier ou, encore, les caractéristiques physiques d’un immeuble.
Ces données existaient déjà, explique Nathalie Bégin, directrice des pratiques sur le courtage de l’APCIQ, mais elles n’étaient disponibles qu’à l’intérieur d’une application interne consultable par les courtiers.
L’entente intervenue promet un partage beaucoup plus grand de ces données, qui pourront être utilisées à leur guise par les agences immobilières afin de créer de nouveaux outils.
« Ces agences vont pouvoir créer des services à partir de ces données pour donner plus d’outils aux clients, des outils qui n’existent peut-être pas en ce moment, soutient Nathalie Bégin. Au niveau des clients, je pense que ça va être bénéfique. Ils vont pouvoir magasiner le site, la plateforme, l’agence virtuelle qui va leur convenir. »
De telles innovations permettront aussi « d’accroître l’efficacité et la transparence du marché en facilitant l’accès à de l’information dans un format accessible en ligne », note le Bureau de la concurrence dans un communiqué publié jeudi.
« Les données immobilières jouent un rôle central dans les décisions les plus importantes que prennent les Québécois lorsqu’ils achètent une propriété. En offrant un accès plus complet à ces données, cette entente favorisera l’innovation, stimulera la concurrence et aidera les consommateurs à faire des choix éclairés », a ajouté Jeanne Pratt, commissaire de la concurrence par intérim.
L’entente est survenue par voie de consentement à la suite d’une enquête qui a conclu que l’APCIQ et sa filiale Centris avaient enfreint les dispositions relatives à l’abus de position dominante de la Loi sur la concurrence.
L’organisme fédéral indique que « l’APCIQ refusait ou omettait de mettre à la disposition de ses membres un flux de données immobilières et imposait des restrictions quant à l’utilisation de ces données », des pratiques susceptibles de « freiner l’innovation et de limiter la concurrence dans le marché des services de courtage immobilier ».
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