Pourquoi le retour de Will Smith dans Je suis une légende 2 vire au casse-tête
Quatre ans après l’annonce triomphale d’une suite au blockbuster apocalyptique de 2007, Je suis une légende 2 peine toujours à sortir de l’enfer du développement.
Sorti il y a près de deux décennies, Je suis une légende voyait Will Smith déambuler dans un New York dévasté et envahi par des infectés sanguinaires. La perspective de voir l’acteur rempiler aux côtés de Michael B. Jordan, qui coproduit également le long-métrage, avait de quoi emballer les amateurs du genre. Pourtant, la machine semble bel et bien grippée.
Sans mâcher ses mots, Akiva Goldsman, scénariste, a levé le voile sur l’état d’avancement du projet auprès de Radio Times. Enchaînant les galères d’écriture et les blocages de production, le scénariste s’est voulu rassurant mais lucide pour Je suis une légende 2 : la concrétisation du film ressemble désormais à un parcours du combattant.
Un tour de passe-passe narratif pour ressusciter Will Smith dans Je suis une légende 2
Pour faire revenir le Dr Robert Neville d’entre les morts dans Je suis une légende 2, l’équipe du film a fait le choix de balayer la fin tragique projetée au cinéma en 2007, où le héros se sacrifiait à la grenade. La suite s’alignera directement sur la fin alternative diffusée à l’époque dans les bonus du DVD, dans laquelle le personnage survivait à l’assaut final en restituant le cobaye à la horde d’infectés.
Côté réalisation, le projet a recruté un réalisateur confirmé, Steven Caple Jr. (Creed II, Transformers: Rise of the Beasts). Mais malgré cette prise de guerre technique, le scénario peine manifestement à trouver son équilibre pour faire cohabiter l’héritage du premier opus et l’arrivée de la star de Creed.

« On a tué la planète entière, mais le public a bloqué sur le chien »
Si le contenu de l’intrigue reste encore flou, Goldsman s’est engagé sur un point capital : la sécurité canine. La mort traumatisante de la chienne Sam dans le premier volet avait provoqué un tollé mémorable à l’époque, marquant les esprits bien plus que la disparition de l’humanité elle-même.
Goldsman s’amuse aujourd’hui du décalage. Effacer la quasi-totalité de la population mondiale dès la scène d’ouverture n’avait dérangé personne, alors que le sacrifice du berger allemand a fait fuir des spectateurs lors des projections test.
Échaudé par des années de reproches de la part des spectateurs, Goldsman a certifié qu’aucun animal ne subirait le moindre dommage dans ce volet : « Je crains de ne pas survivre au retour de bâton si nous tuons un autre chien. »
Rien ne dit pour l’instant que cette promesse suffira à débloquer un tournage toujours sans date de démarrage. Entre des ajustements de script interminables et des emplois du temps de ministres pour Smith et Jordan, la suite du film culte n’a pas fini de faire piaffer les fans d’impatience.
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