PSPP formera mercredi son équipe de ministres
Le premier ministre désigné, Paul St-Pierre Plamondon, entrera officiellement en fonction mercredi et nommera alors ce qui doit être un Conseil des ministres « réduit » afin de rabaisser le coût de la vie, de rapetisser l’État, de combattre l’itinérance ou encore de « reprendre le contrôle du système d’immigration ».
Il s’agit de l’événement phare de la formation d’un gouvernement : mercredi, sur les coups de 13 h 30, le premier cabinet de Paul St-Pierre Plamondon sera finalement connu, environ deux semaines et demie après les élections.
En premier lieu, le chef du nouveau gouvernement déclarera sous serment qu’il remplira « les devoirs de [sa] charge de premier ministre avec honnêteté et justice » et qu’il ne fera connaître, « sans y être dûment autorisé, quoi que ce soit dont [il aura] eu connaissance dans l’exercice de [sa] charge ».
Un à un, la vingtaine de membres du nouveau Conseil des ministres défileront ensuite devant une panoplie d’invités, comme la mairesse de Montréal, le maire de Québec, le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador et une grande partie des députés du Parti québécois (PQ) n’ayant pas eu accès au saint des saints. Ils prononceront à leur tour leurs serments, puis signeront leurs actes de nomination.
La lieutenante-gouverneure du Québec, Manon Jeannotte, n’a pas été invitée à la cérémonie, puisque Paul St-Pierre Plamondon a promis d’abolir son poste dans un geste de rupture avec la monarchie. Elle assistera donc à la prestation de serment des futurs ministres péquistes depuis son bureau, de l’autre côté de la rue des Parlementaires. Là, elle apposera sa signature au bas des actes de nomination, une étape nécessaire à l’entrée en fonction de l’équipe ministérielle.
« Les ministres pourront ainsi débuter leur travail dès le 21 octobre, ce qui demeure essentiel dans un contexte où les mandats qui leur seront confiés exigeront un effort immédiat », a souligné Paul St-Pierre Plamondon dans une lettre transmise à Manon Jeannotte lundi.
Un cabinet « réduit »
Le nouveau Conseil des ministres sera « réduit » par rapport à son équivalent du dernier mandat de la Coalition avenir Québec. Au déclenchement de la campagne électorale, le cabinet de Christine Fréchette comptait 28 ministres (sans la compter, elle, ainsi que le whip en chef du gouvernement et le président du caucus).
En plus des inévitables ministres des Finances, de la Santé et de l’Éducation, le PQ a prévu nommer un « ministre responsable du processus d’indépendance », afin de concrétiser la promesse de tenir un référendum sur la souveraineté.
Paul St-Pierre Plamondon devra jongler avec une tonne de critères pour former son équipe. Le défi de représenter les 17 régions administratives du Québec en est un grand : le PQ n’a que deux élus à Montréal — dont le chef lui-même —, qu’une en Outaouais et aucun dans la Capitale-Nationale.
M. St-Pierre Plamondon a déjà indiqué qu’il ne sera pas responsable de la région de la capitale. Interrogé à ce sujet lundi, l’ancien député de Jean-Talon, Pascal Paradis, qui venait d’être nommé négociateur en chef du Québec, a assuré que des annonces seraient effectuées « dans les prochains jours ».
Les 100 premiers jours
Une fois nommés, les ministres péquistes devront s’attaquer à mettre en marche les priorités pour les 100 premiers jours de leur chef. Dans les trois prochains mois, ce dernier souhaite notamment « débloquer, de manière urgente, un budget spécial pour l’itinérance », « baisser la taxe sur l’essence », « créer un Secrétariat à l’efficacité gouvernementale et à l’allègement réglementaire » et « reprendre le contrôle de notre système d’immigration en réduisant les seuils ».
Jeudi matin, les élus du PQ se réuniront avec l’ex-première ministre Pauline Marois et Jean Royer, ancien chef de cabinet de Jacques Parizeau, pour obtenir une formation sur la vie politique — « un mini-MBA pour élus », a résumé M. St-Pierre Plamondon la semaine dernière.
Le début de la session parlementaire devrait arriver à la fin du mois de novembre. Le lancement d’États généraux sur l’éducation est prévu « à l’hiver 2027 ».
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