Le braqueur Antonio Ferrara condamné à 13 ans pour une tentative de braquage avec violence par le tribunal correctionnel de Bruxelles

Les écoutes directes et les observations transfrontalières, surtout contestées par la défense prévenu O.T., sont des preuves "fiables", a tranché le tribunal de première instance, citant des courriers envoyés entre les ministères publics des trois pays pour autoriser ces pratiques d'enquête. Le tribunal a également souligné la qualité de la collaboration, "étroite", entre les équipes d'enquête des trois pays (Belgique, Allemagne, France). L'équipe commune d'enquête mettait ses dossiers répressifs en commun et travaillait en collaboration pour prévenir les faits. "Ils savaient parfois ce qui se passait en temps réel dans les trois pays", a indiqué le juge correctionnel chargé de la lecture du jugement. Quant aux armes, elles ont été manipulées avec les précautions d'usage, a estimé le tribunal. Bien que des armes ont été présentées à la presse avant les prélèvements ADN, cela ne signifie pas qu'elles n'ont pas été manipulées avec les précautions. Il n'y a dès lors pas raison d'écarter ces pièces, comme le demandaient une série d'avocats mobilisés dans ce dossier. Les prévenus défendaient également que l'attaque n'avait pas eu lieu. Le tribunal rétorque que des actes préparations sont un commencement d'exécution. Le tribunal a livré jeudi un jugement extrêmement précis, dont la lecture a été longue, vu la série d'extraits de conversations retenus entre les prévenus et les nombreuses références aux observations des prévenus, menées par une équipe d'enquête tripartite (Belgique, Allemagne, France). Après une heure et quart de lecture, Antonio Ferrara avait quitté la salle pour prendre l'air et s'octroyer une pause dans l'écoute du jugement. Dès la fin de la lecture du jugement, le ministère public a demandé l'arrestation immédiate des dix prévenus, "professionnels du crime et du système".
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