CNN TürkÖZET | Arda Güler frikikten perdeyi açtı; Real Madrid son dakikada kazandıPunchMan Utd, Villa target last 16 as Carabao Cup draw holds Wednesday nightInquirerAmici curiae at hand, Senate impeachment court revisits vote thresholdDaily MaverickBOOK EXCERPT: The Ego Trip: The promise and peril of the modern psychedelic boomוואלהגבר כבן 25 נפצע באירוע אלימות באום אל פחם - מצבו קשהESPNLet's kick off NFL Week 2: Seven things Solak thinks -- including that Houston's offense could be decentThe Jerusalem PostThree dead after helicopter crash in Los Angeles, fire department says한겨레4연패 향해 순항 이민성호, 7일간 휴식기에 조직력 더 다져야SözcüElektrik faturasını yarı yarıya düşüren taktik: Bu yöntemle her ay 1.500 TL daha az ödeniyorKhaosod EnglishStray dogs turn parked cars into their personal bedsBBC BusinessPetrol and diesel price rises push UK inflation higherDaily MailNew Sussex security fears: Duchess's mobile number leaks among parents at school their children had just started
The Daily Newsstand · Free, Always
Wednesday, September 16, 2026

Une «annus horribilis» pour les automobilistes et les consommateurs ?

Translate

Avec les attaques contre l’oléoduc Est-Ouest de l’Arabie saoudite et la prise de contrôle du détroit de Bab el-Mandeb par les Houthis du Yémen, la principale voie de contournement utilisée par ce grand exportateur mondial d’or noir pour pallier le blocage du détroit d’Ormuz semble à son tour mise en échec.

Résultat, les cours du baril ont commencé la semaine au-dessus des 100 dollars américains.

Car c’est environ 4 à 5 millions de barils par jour de capacité d’acheminement qui sont ainsi perturbés. Et ce, dans un marché qui doit déjà fonctionner depuis sept mois en compensant une secousse majeure des livraisons pétrolières provenant du golfe Persique.

Certes, il existe des possibilités de réacheminement du pétrole saoudien via l’Égypte, mais celles-ci ne constituent pas une solution simple permettant de remplacer normalement les volumes touchés.

Bien peu d’analystes du secteur veulent désormais se risquer à prédire l’évolution des prix pour les prochains mois. Si on leur avait annoncé, en début d’année, que l’économie mondiale devrait, pendant près de sept mois, compenser une perturbation sans précédent des exportations de pétrole du golfe Persique, tous auraient probablement prédit avec confiance un baril à plus de 150 dollars, voire à 200 dollars.

Le marché pétrolier s’est montré des plus résilients jusqu’à maintenant. Certes, il affichait un fort surplus de production avant le début du conflit. Mais la réduction des importations chinoises, la mise à disposition en mars de 400 millions de barils coordonnée par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la hausse de la production de quelques pays exportateurs et les politiques de rationnement en Asie ont tous joué leur partition pour limiter la demande et ainsi maintenir les cours à un niveau raisonnable, dans les circonstances.

Sans compter les déclarations exagérément optimistes du président Donald Trump annonçant un règlement imminent du conflit. Elles ont clairement contribué à maintenir les prix du baril à des niveaux plus bas.

Mais le coussin commence à s’effilocher. On ne peut éternellement assurer des approvisionnements réguliers par des mesures temporaires. Selon l’AIE, dans son dernier rapport publié le 11 septembre, les stocks mondiaux observés ont diminué de près de 100 millions de barils en août seulement, après avoir déjà reculé de plus de 500 millions depuis le début de la crise.

Le problème central se déplace maintenant du côté des produits comme l’essence, le diesel et le carburéacteur pour les avions. Les raffineries du golfe Persique ne peuvent plus fournir normalement les quelque 3 millions de barils par jour de carburants qu’elles exportaient avant le début des tensions actuelles.

Parallèlement, celles de la Russie subissent des frappes militaires. Craignant les répercussions économiques d’une pénurie de diesel, le gouvernement Trump a demandé le 13 septembre à l’Ukraine de cesser ses attaques sur les équipements énergétiques de la Russie. Le diesel est le carburant au cœur du transport mondial. Or, la Russie est le deuxième exportateur de diesel au monde.

Les capacités de raffinage mondiales sont donc réduites, si bien que les installations encore en activité fonctionnent à plein régime. Elles peuvent donc exiger des cotations plus alléchantes pour leurs marchandises. Lorsque les compagnies aériennes doivent se procurer du carburéacteur à des frais plus élevés, cette hausse finit également par se répercuter sur le coût des voyages en avion. Au Canada, le tarif du transport aérien a augmenté de 12 % sur un an en juillet.

Les coûts du transport maritime sont aussi en hausse en raison des risques accrus pour la sécurité des navires et de l’allongement de certaines routes commerciales.

Combien de temps l’économie mondiale peut-elle encore fonctionner normalement avec un tel manque à gagner en pétrole et en produits dérivés ? Chose certaine, la persistance, voire l’aggravation récente des menaces sur l’approvisionnement dans le golfe Persique indique que les risques pour la santé de l’économie restent orientés à la hausse.

Avec l’envolée imprévue des cours du pétrole à la faveur de la crise, l’année 2026 annonce de juteux bénéfices pour les entreprises pétrolières et les raffineries. Mais elle pourrait devenir une annus horribilis pour les automobilistes et les consommateurs.

View the original on Le Devoir

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.