Dow Jones : semaine décisive en vue avec la Fed et les résultats des géants de la tech

Investing.com - Le a terminé la séance de vendredi sur un net repli de 1,23%, à 52.215,16 points, soit 652,82 points perdus. Le reste de la cote américaine a mieux résisté : le a cédé 0,52%, à 7.623,68 points, tandis que le a limité son recul à 0,21%, à 25.955,34 points. Malgré ce coup de frein, le Dow Jones a signé une troisième semaine consécutive de hausse. Le S&P 500 et le Nasdaq ont, eux, enchaîné une deuxième semaine de baisse.
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Parmi les actions du Dow Jones, c’est qui a le plus progressé, à +2,88%, suivie de , à +1,53%, et de , à +1,30%. A la baisse, a reculé de -3,68%, de -2,76% et de -2,76%.
Soulignons que le repli du Dow Jones s’explique avant tout par une nouvelle flambée des cours du pétrole. Le a gagné 3,1%, à 116,72 dollars le baril, au plus haut depuis juin 2022. Le a progressé de 3,8%, à 103,27 dollars. Cette hausse fait suite à un regain de tensions au Moyen-Orient, après de nouvelles attaques des Houthis contre l’Arabie saoudite. Cette envolée ravive les craintes inflationnistes. Elle explique aussi la bonne tenue de Chevron, l’énergie étant le seul secteur réellement dans le vert. Près de trois valeurs du S&P 500 sur quatre ont fini en baisse.
Amex et valeurs défensives plombent le DJIA
Par ailleurs, American Express a pesé lourdement sur l’indice. Le groupe a pourtant relevé ses prévisions annuelles et publié un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes. Mais il a aussi annoncé la suppression d’environ 5% de ses effectifs mondiaux, avec une charge de restructuration de 336 millions de dollars, et le marché a mal accueilli la nouvelle.
Rappelons que le DJIA est pondéré par les prix. Les titres au cours élevé ont donc un impact mécaniquement plus fort sur l’indice. C’est le cas d’American Express, mais aussi de et de , également en baisse vendredi. Cela explique en grande partie l’écart avec le Nasdaq, soutenu par la stabilisation des semi-conducteurs après leur décrochage de jeudi.
Au-delà du pétrole, les valeurs défensives ont également souffert. La consommation de base, les services aux collectivités et la santé ont tous terminé en baisse, d’où le recul marqué de Coca-Cola et de Procter & Gamble. Le moral des ménages n’a guère arrangé les choses. L’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan est resté proche de ses plus bas historiques en octobre, la hausse des prix liée au conflit au Moyen-Orient assombrissant les perspectives. Les rendements obligataires américains se sont en outre redressés dans le sillage de l’or noir.
Notons enfin que le thème de l’intelligence artificielle continue d’alimenter la nervosité. Les publications de et de en cours de semaine ont relancé les interrogations sur l’ampleur des dépenses d’investissement du secteur.
Fed et géants de la tech au programme pourraient impacter le Dow Jones cette semaine
Ce lundi, l’attention des investisseurs du Dow Jones se portera sur une semaine particulièrement chargée. La Réserve fédérale tiendra sa réunion de politique monétaire mardi et mercredi, avec une décision attendue mercredi soir. Le contexte est délicat : la flambée du pétrole complique l’arbitrage entre inflation et essoufflement du consommateur. Côté résultats du troisième trimestre, environ un tiers des sociétés du S&P 500 publieront leurs comptes. Parmi elles figurent et , toutes deux membres du DJIA, ainsi qu’. Leurs prévisions d’investissement dans l’IA seront scrutées de près.
Enfin, notons que le Dow Jones et les autres indices US s’affichent en hausse sur les marchés à terme au moment de la rédaction de cet article, suggérant une ouverture positive à Wall Street ce lundi.
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