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Sunday, September 20, 2026

C'est l'une des scènes d'ouverture les plus mythiques de la science-fiction : depuis 35 ans, elle nous colle des frissons dans le dos

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En 1991, les spectateurs se ruent dans le salles obscures pour découvrir l'un des films de science-fiction les plus attendus du siècle. Dès la scène d'ouverture, le public est immédiatement subjugué ! Retour sur une scène culte de la SF.

Par Vincent Formica

La scène commence dans une atmosphère très calme en apparence... des enfants jouent dans un parc, comme dans une situation parfaitement ordinaire de la vie quotidienne. Ils courent et font de la balançoire tandis que l'environnement autour d'eux paraît étonnamment paisible.

Soudain, une lumière vive et aveuglante envahit l'écran, puis on bascule dans une atmosphère complètement différente, lugubre et apocalyptique. On se retrouve propulsés dans un futur ravagé par la guerre entre les humains et les machines.

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Un avenir cauchemardesque

Le paysage urbain est détruit, on voit des carcasses de voitures calcinées, un crâne posé sur un volant, et un silence de mort. L'ambiance est cauchemardesque à souhait. On apprend alors qu'on vient de faire un bond dans le futur et que nous sommes en 2029 à Los Angeles.

On découvre donc les vestiges de cette grande ville californienne. Les bâtiments sont éventrés, les rues jonchées de débris et l'environnement porte les traces d'une guerre industrielle. Le ciel et l'atmosphère donnent une impression de froid, de poussière et de désolation.

Le même parc du tout début est alors filmé, totalement ravagé, des crânes et des squelettes jonchant le sol de ce qui était autrefois un terrain de jeu pour les enfants. Ce plan nous colle immédiatement des frissons dans le dos au moment où la voix de Sarah Connor se met à résonner.

"3 milliards de vies humaines prirent fin le 29 août 1997. Les survivants de l'incendie nucléaire appelé la guerre du jugement dernier ne vécurent que pour affronter un nouveau cauchemar. La guerre contre les machines."

Puis, très vite, la scène montre que la menace n'est pas simplement abstraite. Un pied mécanique écrase un crâne humain au sol. Les machines contrôlent le champ de bataille. Des engins futuristes patrouillent au milieu des ruines tandis que des machines de combat terrestres traquent les survivants humains.

Le contraste est saisissant : l'immensité et la puissance mécanique des machines face à des humains réduits à survivre dans les décombres. La mise en scène insiste sur cette disproportion des forces. Les machines sont gigantesques, méthodiques et apparemment inarrêtables. Les humains, eux, utilisent la ruse, le camouflage et les attaques rapides plutôt que la puissance brute.

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L'avènement de John Connor

Un élément important apparaît ensuite : John Connor adulte, devenu le chef de la Résistance. Il est présenté non comme l'adolescent que l'on rencontrera plus tard dans le film, mais comme la figure centrale de la lutte humaine. Le film révèle ainsi visuellement ce que le premier Terminator avait annoncé : John a effectivement grandi pour devenir le personnage dont dépend la survie de l'humanité.

La voix de Sarah Connor intervient à nouveau pour nous rappeler les événements du premier film, puis nous transmettre un élément essentiel de ce Terminator 2 : les machines ont envoyé le T-1000 pour s'attaquer à John enfant. Le chef de la Résistance a fait de même, envoyant un T-800 pour se protéger lui-même en 1991.

Puis le générique débute, sous un déluge de feu, avec la musique vibrante et vrombissante composée par Brad Fiedel. C'est ce dispositif narratif qui sert de pont entre le futur et le Los Angeles contemporain dans lequel va se dérouler l'essentiel du film.

La scène fonctionne presque comme un prologue de film de guerre. Le réalisateur James Cameron veut que le spectateur comprenne immédiatement 3 choses. Premièrement, la guerre du futur est atroce et l'humanité a pratiquement perdu son monde. Deuxièmement, John Connor est devenu un leader majeur, et n'est plus seulement l'enfant qui doit sauver l'humanité.

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Deux missions, un seul gagnant

Et enfin, les Terminators ont changé de statut : leur présence dans le passé va être liée à deux missions diamétralement opposées. Surtout, la séquence est construite pour créer un énorme contraste avec la suite. Après plusieurs minutes de guerre futuriste, de ruines, de machines géantes et d'explosions, le film nous ramène brutalement au Los Angeles de 1991, beaucoup plus quotidien.

C'est précisément ce contraste qui rend l'apparition des deux robots particulièrement efficace. Le spectateur vient de voir la conséquence apocalyptique de la guerre, puis revient à une époque où celle-ci n'a pas encore eu lieu. Toute la question sera ensuite de savoir qui gagnera ce combat du passé, les machines, ou les humains. Est-il possible de changer le futur ou sommes-nous condamnés ?

La musique de Brad Fiedel, sombre et martiale, accentue d'ailleurs cette impression de fatalité. Surtout, cette ouverture entretient volontairement le mystère autour du personnage d’Arnold Schwarzenegger. Est-il une menace ou un sauveur ? Le film prendra plaisir à jouer avec les attentes du spectateur. À l'époque, on ne savait pas encore qu'il allait passer du côté des humains, contrairement au premier opus.

En quelques minutes, Terminator 2 annonce donc à la fois son ambition spectaculaire et son coeur tragique. In fine, cette ouverture est mémorable parce qu’elle ne cherche pas simplement à impressionner ; elle plonge immédiatement le spectateur dans un futur qui semble déjà perdu. James Cameron réalise un véritable morceau de bravoure, devenu l’une des introductions les plus iconiques de la science-fiction.

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