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Saturday, October 24, 2026

Recréer la gravité terrestre dans l'espace : l'Italie prépare une expérience digne de la science-fiction

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C'était l'une des déclarations de Sophie Adenot lors de son retour sur Terre tout récemment : « On n'est pas prêt pour aller sur Mars. »

L'astronaute française avait évoqué un peu plus tôt les dégâts que son séjour de huit mois dans la Station spatiale internationale (ISS) avait provoqués sur son corps. En rentrant, elle était extrêmement fatiguée et avait du mal à se déplacer. Pour elle, envisager un voyage plus lointain, donc plus long, ne peut pas se faire avant d'avoir résolu bon nombre de problèmes, et notamment autour d'un système de gravité artificielle.

C'est justement ce sur quoi travaille l'Agence spatiale italienne (ASI). Comme l'explique le site European Space Flight, l'ASI compte développer une plateforme qui servira à créer une gravitation artificielle dans l'espace. Une consultation de la communauté scientifique doit avoir lieu dans les semaines à venir pour explorer les différentes solutions techniques qui pourraient être viables.

Essentiel avant de partir pour Mars

La future plateforme devra être capable de fournir différents niveaux de gravité à la demande, afin de pouvoir obtenir un environnement similaire à la microgravité habituelle dans l'ISS aujourd'hui, mais aussi des conditions terrestres.

Et si la gravité était quantique ? Des expériences pourraient tout changer

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L'enjeu est grand car l'absence de gravité dans les vaisseaux spatiaux est un des freins majeurs avant d'envisager des programmes d'exploration lointaine. Alors que les astronautes ne subissent pas l'attraction terrestre, leurs muscles et leurs os sont très peu sollicités, et même des séances de sport quotidiennes ne suffisent pas à contrer une rapide dégradation de leur organisme et de leurs capacités physiques.

Dans l'ISS, les astronautes ne ressentent pas la pesanteur et cela se ressent dans leur organisme. © Nasa, ESA

Cela ne pose pas trop de problèmes lorsqu'il s'agit de rester quelques mois en orbite et que le retour s'effectue aux côtés de toute une armada de médecins, prête à prendre les astronautes en charge dès leur arrivée. En revanche, s'ils sont incapables de se déplacer en arrivant sur Mars par exemple, cela pourrait être plus ennuyeux.

Il faut tourner, et tourner vite

Quelques satellites expérimentaux ont déjà été mis en orbite pour trouver une solution à ce problème. L'idée générale derrière la gravité artificielle est de créer une accélération mesurée, qui pourrait simuler une situation de gravité. La science-fiction a souvent imaginé des solutions à base de rotation pour que le vaisseau soit en mouvement constant, plaquant ainsi les astronautes au sol dans un environnement relativement proche de celui de la Terre.

Le satellite EuCROPIS a géré un petit système de gravité artificielle destiné aux plantes. © DLR

Dans la réalité, le satellite EuCROPIS, développé par l'Allemagne, a permis de faire pousser des plantes en orbite en simulant plusieurs niveaux de gravité similaires à la Terre et à Mars grâce à un système de rotation. Mais lorsqu'il s'agit d'un vaisseau plus grand, la rotation doit être plus rapide pour pouvoir aboutir à une situation comparable à la Terre, ce qui implique d'importants progrès dans ces technologies encore balbutiantes.

Voyage vers Mars : combien de temps faut-il pour y aller ?

Un voyage vers Mars dure en moyenne 260 jours avec les technologies spatiales actuelles, soit environ neuf mois. Cette durée varie selon la position respective des deux planètes sur leurs orbites et la puissance du vaisseau utilisé. Des missions habitées vers Mars sont envisagées par la NASA à l'horizon 2030, ainsi que par d'autres acteurs spatiaux publics et privés.... Lire la suite

  

Pour l'instant, le projet de l'ASI serait destiné à des expériences occupant la taille de petits satellites. Avant peut-être de passer au volume supérieur si tout se passe bien.

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