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Saturday, October 31, 2026

Élections de mi-mandat aux États-Unis : voici où se jouera la bataille pour le Sénat

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Il y a quelques mois, la majorité républicaine au Sénat ne semblait pas menacée. Mais le vent a tourné : l’impopularité de Donald Trump pèse sur son parti, y compris dans des États où les démocrates ne nourrissaient aucun espoir. Tour d’horizon des États qui tiennent le sort du Sénat entre leurs mains.

Le Parti républicain, qui détient 53 des 100 sièges du Sénat, se trouve de plus en plus sur la défensive.

La carte électorale est pourtant à son avantage : 22 des 35 sièges à pourvoir cette année sont représentés par des républicains, dont la très grande majorité, sur papier, se trouve en territoire amical. Lors de la présidentielle de 2024, Donald Trump a remporté le vote populaire par plus de 10 points dans 20 de ces États.

Depuis, le taux d’approbation du président républicain a cependant chuté à son plus bas niveau, plombé notamment par sa politique tarifaire et une guerre en Iran qui a fait grimper le prix de l’essence et le coût de la vie. Habituellement favorables aux républicains, les régions et les États à forte vocation agricole ont été particulièrement touchés par la flambée des prix du diesel et de l’engrais.

Au fil des mois, les démocrates ont ainsi consolidé leur avance dans certains États, agrandissant même le champ de bataille électoral à un nombre croissant d’États favorables, voire traditionnellement acquis aux républicains.

Si la majorité est loin d’être gagnée, d’autant plus que leurs adversaires et leurs alliés disposent d’un avantage financier colossal, elle est dorénavant envisageable.

Les démocrates ont besoin d’un gain net de quatre sièges pour franchir le seuil des 51 sièges.

Les républicains peuvent encaisser une perte nette de trois sièges, puisque le vice-président, J.D. Vance, président du Sénat, détient un vote prépondérant en cas d’égalité.

Onze États sont déjà acquis aux républicains, contre neuf pour les démocrates, selon le site d'analyse électorale Cook Political Report. Quinze États font l’objet de luttes compétitives ou plus serrées que prévu.

LES SIÈGES DÉMOCRATES NÉVRALGIQUES

Toute défaite dans l’un de ces quatre États poserait un défi plus grand encore pour les démocrates : ils devraient compenser chaque siège perdu par une victoire supplémentaire en territoire républicain.

Michigan

Abdul El-Sayed et Mike Rogers se tiennent chacun derrière un pupitre transparent sur un plateau de télévision.

Les candidats à l'élection sénatoriale au Michigan, le démocrate Abdul El-Sayed et le républicain Mike Rogers, participent à un débat télévisé à Grand Rapids, au Michigan, le 8 octobre 2026.

Photo : Associated Press / Paul Sancya

  • Démocrate : Abdul El-Sayed – 42 ans

  • Républicain : Mike Rogers – 63 ans

  • Dernière victoire républicaine : 1994

  • Gagnant de l’État à la présidentielle de 2024 : Trump par 1,4 point de %

De tous les États défendus par les démocrates, le Michigan semble le plus à risque. Le progressiste Abdul El-Sayed, un ancien responsable local de la santé publique, y affronte l’ex-représentant Mike Rogers, qui a perdu de peu l’élection pour l’autre siège sénatorial de l’État, en 2024.

Plusieurs démocrates craignent que leur candidat soit trop à gauche pour un État pivot, qui a voté pour Donald Trump en 2016 et en 2024.

Sa position tranchée sur Israël, qu’il accuse de génocide, indispose plusieurs électeurs juifs. Les divisions qui ont marqué la primaire démocrate, notamment sur cette question, ont ressurgi dans les derniers jours de la campagne.

Abdul El-Sayed semble aussi peiner à s’imposer auprès des électeurs noirs, un autre groupe traditionnellement démocrate.

Dans des termes à peine voilés, voire carrément explicites, le camp républicain associe le candidat démocrate, qui serait le premier sénateur musulman, au terrorisme.

Axant sa campagne autour du coût de la vie, Abdul El-Sayed accuse son rival d’être une marionnette de l’administration Trump.

Après avoir défendu la guerre commerciale avec le Canada, Mike Rogers a récemment appelé à la fin de celle-ci. Ici au Michigan, nous savons que le Canada n'est pas notre ennemi, affirme-t-il dans une publicité.

Minnesota

  • Démocrate : Penny Flanagan – 47 ans

  • Républicaine : Michele Tafoya – 62 ans

  • Dernière victoire républicaine : 2002

  • Gagnante de l’État à la présidentielle de 2024 : Kamala Harris par 4,2 points de %

La lieutenante-gouverneure de l’État, Peggy Flanagan, une candidate progressiste, détient une courte avance sur sa rivale républicaine, l’ancienne commentatrice de football Michele Tafoya.

Cette dernière axe notamment sa campagne sur les scandales et les allégations de détournement de fonds publics entourant la gestion, par l’État, des programmes sociaux financés par le fédéral.

Le Minnesota a été l’épicentre de la campagne de répression de l’immigration clandestine menée par la police de l’immigration (ICE), en début d’année. La politique de l’administration Trump avait suscité une vague de manifestations, au cours desquelles des agents fédéraux ont abattu Alex Pretti et Renee Good.

New Hampshire

  • Démocrate : Chris Pappas – 46 ans

  • Républicain : John Sununu – 62 ans

  • Dernière victoire républicaine : 2010

  • Gagnante de l’État à la présidentielle de 2024 : Harris par 2,8 points de %

John Sununu cherche à reconquérir le siège qu’il a perdu en 2008 face à un nouvel adversaire, le représentant Chris Pappas.

Le candidat républicain espère profiter de l’ancrage du nom Sununu dans l’État : son père et son frère ont été gouverneurs, et lui-même a été représentant, puis sénateur.

Appuyé par Donald Trump, qu’il avait pourtant qualifié de perdant en 2024, il tente de s’en distancier, notamment sur la guerre en Iran et sur l’offensive tarifaire contre le Canada, qui a touché l’État frontalier.

Si le New Hampshire est politiquement partagé à l’échelle de l’État, il est cependant dominé par les démocrates en politique fédérale depuis plusieurs années.

Georgie

Mike Collins consulte ses notes à un pupitre tandis que Jon Ossoff s'exprime la main levée, en le regardant.

Le républicain Mike Collins (à gauche) et le démocrate Jon Ossoff participent à un débat à Atlanta, en Georgie, le 13 octobre 2026.

Photo : Reuters / Miguel Martinez/AJC

  • Démocrate : Jon Ossoff (sénateur sortant) – 39 ans

  • Républicain : Mike Collins – 59 ans

  • Dernière victoire républicaine : 2016

  • Gagnant de l’État à la présidentielle de 2024 : Trump par 2,2 points de %

Élu de justesse en 2021, Jon Ossoff est le seul sénateur de son parti à briguer un nouveau mandat dans un État remporté par Donald Trump en 2024.

D’abord vu comme le démocrate le plus vulnérable, il est aujourd’hui donné grand favori.

Le sénateur sortant s’est imposé comme l’un des principaux collecteurs de fonds de la campagne et comme un débatteur redoutable. Ses discours, notamment axés sur le pouvoir d’achat et la lutte contre la corruption, ont généré plusieurs vidéos devenues virales.

Il affronte le représentant Mike Collins, un allié indéfectible de Donald Trump. La campagne du candidat républicain a été entachée de controverses impliquant des membres de son entourage, en raison de publications racistes ou de liens avec des milieux nationalistes blancs.

LES ÉTATS OÙ LES RÉPUBLICAINS JOUENT EN DÉFENSIVE

Six des sept luttes les plus serrées recensées par le Cook Political Report sont disputées dans des États représentés par le Parti républicain, parfois depuis des décennies – voire près d’un siècle. Signe de la trajectoire de la campagne, cette liste n’incluait que deux sièges républicains, fin juin.

Maine

Susan Collins regarde Troy Jackson qui s'exprime les bras ouverts derrière un pupitre.

La sénatrice républicaine Susan Collins (à gauche) et son rival démocrate Troy Jackson lors de leur dernier débat à Bangor, dans le Maine, le 15 octobre 2026.

Photo : Associated Press / Gregory A. Rec/Portland Press Herald

  • Républicaine : Susan Collins  (sénatrice sortante) – 73 ans

  • Démocrate : Troy Jackson – 58 ans

  • Dernière victoire démocrate : 1988 (un indépendant, allié des démocrates, y est élu depuis 2012)

  • Gagnante de l’État à la présidentielle de 2024 : Harris par 6,9 points de %

Susan Collins est la seule sénatrice républicaine dont l’État a toujours boudé Donald Trump. Élue depuis trois décennies, elle a jusqu’ici résisté aux offensives de ses adversaires.

Elle affronte l’ex-président du Sénat de l’État, Troy Jackson, un progressiste à qui certains reprochent de mener une campagne peu enlevante. L’ancien bûcheron a pris la relève du candidat démocrate initialement élu, emporté par une controverse de trop.

Présidente du puissant comité des crédits du Sénat, Susan Collins mise notamment sur sa capacité à obtenir des fonds fédéraux pour l’État.

La politicienne à la réputation de modérée est l’une des rares voix républicaines à s’opposer à Donald Trump sur certains enjeux, dont les droits de douane. C’est insuffisant, argue Troy Jackson, qui l'accuse de s’élever contre les politiques du président uniquement lorsque son vote n’en compromet pas l’adoption.

Dans les dernières semaines de la campagne, l’administration Trump a supprimé à deux reprises des tarifs douaniers sur des exportations canadiennes dont dépend le Maine, laissant la sénatrice Collins l’annoncer.

Caroline du Nord

  • Républicain : Michael Whatley – 58 ans

  • Démocrate :  Roy Cooper – 69 ans

  • Dernière victoire démocrate : 2008

  • Gagnant de l’État à la présidentielle de 2024 : Trump par 3,2 points de %

Les analystes prévoient un gain démocrate. Classé dans les luttes serrées au printemps dernier, l’État semble désormais le plus susceptible de changer de camp.

Vu comme l’une des meilleures recrues de son parti, l’ancien gouverneur Roy Cooper détient une avance importante et constante dans les sondages sur son adversaire Michael Whatley, fidèle allié de Donald Trump qui a présidé le Comité national républicain.

Semblant déclarer forfait, un super PAC républicain a décidé d’allouer ailleurs des millions de dollars qui devaient y être investis.

Alaska

Mary Peltola s'exprime au micro à un lutrin, aux côtés de Dan Sullivan debout derrière un second pupitre.

Dan Sullivan et Mary Peltola participent à un forum de l'Alaska Oil & Gas Association, le 27 août 2026, à Anchorage.

Photo : Reuters / Kerry Tasker

  • Républicain : Dan Sullivan (sénateur sortant) – 61 ans

  • Démocrate : Mary Peltola – 53 ans

  • Dernière victoire démocrate : 2008

  • Gagnant de l’État à la présidentielle de 2024 : Trump par 13,1 points de %

En quête d’un troisième mandat, Dan Sullivan, affronte notamment Mary Peltola, ex-représentante de l’unique district fédéral de l’État.

Le sénateur sortant associe sa rivale – qui est proarmes et favorable à l’exploitation pétrolière – à la gauche radicale.

En vertu du système préférentiel de l’Alaska, l’élection générale se gagne à la majorité des voix. Lors de la primaire ouverte à tous les partis, Mary Peltola avait devancé Dan Sullivan avec 49,5 % des voix contre 41,4 %.

Fin octobre, le département fédéral de la Justice a demandé à un tribunal fédéral de bloquer la certification des résultats de l’État advenant une courte défaite républicaine, L’administration Trump argue que la présence de l’indépendant Daniel J. Sullivan Jr. sur les bulletins de vote porte à confusion; le républicain Dan S. Sullivan, lui, y est identifié comme républicain et comme élu sortant.

À moins d'une semaine de l'élection, le New York Times a rapporté que des membres de l’équipe démocrate avaient œuvré auprès de l’indépendant pour qu'il se présente.

Ohio

  • Républicain : Jon Husted (sénateur sortant non élu) – 59 ans

  • Démocrate : Sherrod Brown – 73 ans

  • Dernière victoire démocrate : 2018

  • Gagnant de l’État à la présidentielle de 2024 : Trump par 11,2 points de %

L’Ohio tient une élection partielle pour déterminer qui complétera le mandat de J.D. Vance, devenu vice-président, jusqu’à son terme de 2029. Le siège est détenu par l’ancien lieutenant-gouverneur Jon Husted, nommé l’an dernier.

L’ex-sénateur Sherrod Brown lui livre une chaude lutte, malgré l’orientation républicaine plus marquée de l’État depuis une décennie. Connu pour sa défense de longue date des travailleurs, il espère rallier un électorat préoccupé par le coût de la vie.

Jon Husted a essuyé des critiques pour avoir dit des personnes défavorisées qu’elles ne sont tout simplement pas très expérimentées pour se débrouiller dans le monde réel.

Vantés par Donald Trump, mais vus négativement par une majorité d’Ohioiens, les centres de données ont émergé comme enjeu électoral.

Iowa

  • Républicaine : Ashley Hinson – 43 ans

  • Démocrate : Josh Turek – 47 ans

  • Dernière victoire démocrate : 2008

  • Gagnant de l’État à la présidentielle de 2024 : Trump par 13,2 points de %

L’Iowa a opéré un net virage prorépublicain depuis le début de l’ère Trump, mais la hausse des coûts de production a fait mal aux nombreux agriculteurs de l’État.

Après avoir promis d’être la principale alliée de Donald Trump au Sénat, la représentante républicaine Ashley Hinson a commencé à marquer son désaccord sur certains enjeux. Récemment, elle a par exemple appelé à une fin rapide de la guerre en Iran, malgré ses votes antérieurs pour limiter les pouvoirs de guerre du président.

Le candidat démocrate Josh Turek, un élu de la Chambre des représentants de l’Iowa et champion paralympique en fauteuil roulant, met de l’avant sa collaboration avec les républicains et promet de tenir tête à son parti lorsque nécessaire.

Texas

Montage photo montrant Ken Paxton, qui parle dans un micro, et James Talarico, qui sourit.

Le candidat républicain, Ken Paxton (à gauche), et son adversaire démocrate, James Talarico, lors d'événements distincts. Ken Paxton n'a pas accepté de participer à un débat avec son rival.

Photo : Associated Press / LM Otero/Eric Gay

  • Républicain : Ken Paxton – 63 ans

  • Démocrate : James Talarico - 37 ans

  • Dernière victoire démocrate : 1988

  • Gagnant de l’État à la présidentielle de 2024 : Trump par 13,7 points de %

Après des années d’espoirs déçus, les démocrates croient ce château fort républicain à leur portée : James Talarico, un élu de la Chambre des représentants du Texas et séminariste presbytérien, y affronte le procureur général de l’État Ken Paxton, un politicien au lourd passif.

En 2023, ce dernier a notamment survécu à une procédure de destitution pour abus de pouvoir et acceptation de pots-de-vin, marquée par la révélation d'une liaison extraconjugale ayant mené à un divorce très médiatisé.

L’élection est l'occasion de battre le politicien le plus corrompu du Texas, mais aussi de faire tomber tout ce système corrompu, plaide son opposant démocrate, qui martèle que la division n'est pas entre la droite et la gauche.

Surnommé Talafreako par le président américain et présenté comme un gauchiste radical, le candidat démocrate est la cible d’attaques qui mettent en doute sa masculinité, sa foi et sa santé mentale.

Les républicains mobilisent des moyens considérables pour aider Ken Paxton à franchir la ligne d’arrivée. En septembre, Elon Musk aurait à lui seul versé 158 millions de dollars américains dans cette course.

Kansas

Adam Hamilton et Roger Marshall s'expriment debout derrière un pupitre transparent sur un plateau de télévision

Le candidat démocrate au Sénat Adam Hamilton (à gauche) et le sénateur républicain Roger Marshall participent à un débat électoral, le 21 octobre 2026.

Photo : Associated Press / Charlie Riedel

  • Républicain : Roger Marshall (sénateur sortant) – 66 ans

  • Démocrate : Adam Hamilton – 62 ans

  • Dernière victoire démocrate : 1932

  • Gagnant de l’État à la présidentielle de 2024 : Trump par 16,1 points de %

La montée du candidat démocrate, le pasteur Adam Hamilton, fondateur de la plus importante congrégation méthodiste unie du pays, est l’un des faits saillants de la campagne.

Certains démocrates se sont même mis à rêver d’une tornade bleue capable d’emporter le Kansas hors des terres républicaines. Leur candidat, qui se positionne au centre, a notamment reçu l’appui de deux anciens gouverneurs républicains.

La solidité de sa candidature, jumelée au mécontentement des agriculteurs et des éleveurs bovins, a contraint le sénateur sortant Roger Marshall à mener une véritable campagne dans un État où la victoire républicaine est habituellement une formalité.

Signe de la nervosité républicaine, Donald Trump et J.D. Vance ont tous deux fait campagne dans cet État, qui a élu son dernier sénateur démocrate il y a presque 100 ans. Un super PAC républicain y a de plus réaffecté des millions de dollars prévus pour la Caroline du Nord.

DES CHÂTEAUX FORTS RÉPUBLICAINS À GARDER À L’ŒIL

Les candidats républicains de ces États rouges restent légèrement favoris, mais les courses y sont plus serrées que prévu. Ce revirement explique les visites de Donald Trump dans des États qu’il a remportés par de très fortes majorités il y a deux ans à peine.

Si les républicains y sont défaits, c’est que les démocrates auront sans doute déjà accumulé les victoires dans les États jugés plus compétitifs.

Caroline du Sud

Annie Andrews et Darline Graham prennent des notes à leur pupitre respectif sur une scène.

La candidate démocrate Annie Andrews (à gauche) et Darline Graham prennent des notes avant un débat électoral, le 11 octobre 2026, à Columbia, en Caroline du Sud.

Photo : Associated Press / Meg Kinnard

  • Républicaine : Darline Graham (sénatrice sortante non élue) – 62 ans

  • Démocrate : Annie Andrews – 46 ans

  • Dernière victoire démocrate : 1998

  • Gagnant de l’État à la présidentielle de 2024 : Trump par 17,9 points de %

Propulsée par Donald Trump, Darline Graham, une novice en politique, défend le siège que détenait depuis une vingtaine d’années son frère Lindsey Graham, décédé en juillet.

Sa rivale démocrate est Annie Andrews, une pédiatre qui avait tenté, sans succès, de se faire élire à la Chambre des représentants en 2022. Cette dernière a notamment reçu l’appui d'un ancien gouverneur républicain.

Fragilisée par plusieurs faux pas, Darline Graham a notamment répondu : la sécurité nationale n’est pas mon truc lors d’un débat.

Elle est contestée au sein même de son parti. Des partisans de son rival à la primaire républicaine mènent une campagne pour inciter les électeurs à inscrire le nom de celui-ci sur les bulletins de vote.

Nebraska

  • Républicain : Pete Ricketts – 62 ans (sénateur sortant)

  • Indépendant: Dan Osborn – 51 ans

  • Dernière victoire démocrate : 2006

  • Gagnant de l’État à la présidentielle de 2024 : Trump par 20,6 points de %

Le candidat indépendant Dan Osborn, un ex-dirigeant syndical, se mesure au sénateur sortant Pete Ricketts, un ancien gouverneur.

Face à un adversaire issu d’une famille milliardaire, Dan Osborn met notamment de l’avant les effets des droits de douane et de la hausse des coûts du carburant pour les travailleurs et les agriculteurs.

Même s’il accuse les deux grands partis d’alimenter l’impasse partisane et de servir les grandes entreprises, il a l’appui des instances démocrates de l’État, qui voient en lui la meilleure chance de déloger le républicain. La candidate démocrate s'est même retirée de la course.

Les républicains accusent Don Osborn d’être un démocrate, faisant d’enregistrements audio qui ont fuité un angle d’attaque. On l’y entend par exemple critiquer les partisans du président qui se croient dans l’équipe gagnante malgré leurs difficultés financières.

LES BASTIONS RÉPUBLICAINS DE LA DEUXIÈME COURONNE

L’avantage des républicains est plus marqué dans deux autres États qui leur semblaient acquis, mais le Cook Political Report a récemment revu à la baisse ses prévisions, jugeant dorénavant leurs victoires probables plutôt qu’assurées.

Au Mississippi, le démocrate Scott Colom tente notamment de tirer profit d’une gaffe de sa rivale, Cindy Hyde-Smith. Interrogée sur l'augmentation des prix du bœuf, la sénatrice sortante a répondu qu’il y avait plusieurs autres sources de protéines parmi lesquelles choisir. La réplique démocrate lancée dans une publicité : Choisir une autre source de protéines? Je préfère choisir un autre sénateur.

En Floride, la républicaine Ashley Moody, nommée au Sénat, tente de remporter l’élection partielle face à la démocrate Angie Nixon, représentante de la Chambre de l’État. La sénatrice sortante exploite l’affiliation de sa rivale avec les Democratic Socialists of America, dans un État qui a nettement viré à droite dans la dernière décennie et qui compte une importante communauté cubaine et vénézuélienne. Si la Floride leur semblait d’emblée hors de portée, plusieurs démocrates croient que le contexte actuel aurait pu leur être plus favorable avec un autre candidat.

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