ESPN Deportes¿Qué sabemos de la pelea Canelo Álvarez vs Mbili?ESPNNC State dropped the ball -- and ended up in the Bottom 10The Jerusalem PostHope for progress after US, Iran hold first shuttle talks in monthsRTP DesportoTorreense adianta-se ao Metalist 1925 com um `bis` de Lakip na Taça Europa feminina3DNewsTitan Quest 2 не вырвется из раннего доступа Steam и Epic Games Store в 2026 году — новый трейлер и дата выхода версии 1.07sur7Pascal, victime d’une arnaque après un achat sur Amazon: “J’avais 168.000 euros, il m’en reste 80”Complete SportsPremier League Panel Rules Sunderland Penalty Call vs Arsenal IncorrectDeadlineTaylor Swift Announces Another Three New Songs For Release FridayGMA NewsPCSO Lotto Results: No winners of major jackpot draws on September 23, 2026Global NewsVancouver police say $5.8M of cocaine found in t-shirt order is record bustFootball ItaliaComputer predicts Serie A 2026/27 winners, top 4 and doomed to relegationVilaWebLa Mercè 2026: totes les activitats de cultura popular
The Daily Newsstand · Free, Always
Wednesday, September 23, 2026

Comment augmenter ses chances de retrouver un emploi après une pause dans sa carrière?

Translate

Vous envisagez de faire une pause pour voyager? Stijn Baert, expert en économie du travail, vous explique comment y parvenir sans que cela vous coûte trop cher.

De plus en plus de personnes arrêtent temporairement de travailler pour voyager ou mener à bien un projet, surtout chez les jeunes. Mais le retour au boulot peut être difficile. Une étude de l’UGent montre par exemple que les employeurs évaluent ce type de candidats presque aussi sévèrement que ceux qui ont dû s’arrêter pour cause de burn-out. Qu’est-ce qui les rebute exactement? Et comment éviter qu’une telle pause devienne pénalisante par la suite?

Thomas Rosseel, Kevin Dupont

Source: HLN

Ajoutez-nous à vos favoris Google

Récemment, des chercheurs de l’université de Gand (UGent) ont demandé à des employeurs flamands d’évaluer des profils LinkedIn fictifs. Tous les candidats présentaient le même niveau de formation et d’expérience, ce qui les rendait tout aussi aptes à occuper le poste. Seul leur parcours professionnel différait. Certains ont travaillé sans interruption tout au long de leur carrière. D’autres avaient opté pour un “break”, avaient dû s’arrêter pour cause de burn-out, étaient restés à la maison pour s’occuper de leurs enfants ou s’étaient retrouvés au chômage après avoir été licenciés.

Chaque candidat recevait ensuite une note sur 10. Résultat: les candidats sans interruption de carrière ont obtenu une moyenne de 8,3 sur 10. Après un “break”, cette note chute à 7 sur 10, soit une note quasi identique aux 6,9 sur 10 obtenus par ceux ayant subi un burn-out. Un écart similaire a également été constaté lorsque les employeurs devaient évaluer leur volonté de recruter effectivement telle ou telle personne.

À titre de comparaison, les pères et mères au foyer, ainsi que les personnes ayant subi un licenciement, sont moins sanctionnés, avec une différence négligeable par rapport à une personne ayant travaillé continuellement. Les employeurs ne sont donc pas en soi réticents face à des trous dans le CV, mais face à certaines raisons expliquant ces arrêts dans une carrière.

Pourquoi une telle sévérité?

Liam D’hert, doctorant, et Stijn Baert, professeur d’économie du travail à l’UGent, avancent trois explications possibles aux résultats de cette expérience. “Premièrement, les employeurs craignent que les compétences ne se détériorent pendant une telle interruption”, cite d’abord Liam D’hert. “Les candidats qui font un ‘break’ sont perçus comme moins compétents en matière de culture générale, de compétences sociales et d’aisance technologique. Plus l’interruption est longue, plus cette crainte est forte.”

Par ailleurs, selon Stijn Baert, c’est surtout l’image de “l’employé idéal” qui entre en jeu. Les candidats ayant fait une pause volontaire dans leur carrière sont perçus comme moins disponibles, moins impliqués et moins disposés à se donner à fond.

“Le plus regrettable, c’est que, aux yeux de beaucoup d’employeurs, on ne répond soudain plus aux normes du monde du travail. L’employé idéal est censé être dévoué, très concentré sur son travail et toujours disponible. Cela explique peut-être aussi pourquoi un ‘break’ est tout aussi préjudiciable à votre CV qu’un burn-out. Car pour les employeurs, si vous choisissez vous-même de ne pas travailler pendant un certain temps, cela peut vouloir dire que le travail ne représente pas pour vous un élément important de votre vie.”

Pour finir, la plupart du temps, les employeurs ne jugent pas les “breaks” comme apportant une potentielle plus-value. “Ils ne considèrent pas ces candidats comme plus proactifs que ceux qui n’ont pas connu d’interruption de carrière”, explique Liam D’hert. Les employeurs ne tiennent donc pas compte des bonnes intentions qui peuvent se cacher derrière cette volonté d’appuyer sur pause.

Les personnes faisant un “break” sont-elles nombreuses?

“Nous ne le savons pas encore en ce qui concerne la Belgique”, souligne Liam D’hert. “Puisqu’il n’existe pas de statut de ce type sur le marché du travail, aucune donnée ne permet de le distinguer clairement. Nous ne disposons pas non plus d’étude à grande échelle sur la fréquence de ces ‘breaks’ chez nous.”

Au niveau international, l’intérêt croissant pour ces pauses a toutefois attiré l’attention de certains chercheurs. “Une enquête américaine menée auprès de 1.000 salariés révèle qu’un Américain sur dix envisage de prendre un ‘break’. Ce phénomène est notamment représenté sur TikTok comme une tendance de la Génération Z, avec des jeunes qui ne veulent pas attendre leur retraite pour consacrer du temps aux voyages, à des projets personnels ou à une volonté de se ressourcer.”

Se montrer prévoyant

Selon Liam D’hert, ceux qui envisagent tout de même de s’engager dans cette voie, malgré l’inconvénient potentiel que cela pourrait représenter pour leurs futures candidatures, doivent voir plus loin que le simple coût de cette pause. “En démissionnant, on perd son salaire et on n’a pas droit aux allocations chômage. Il faut donc prévoir non seulement un budget pour ce ‘break’, mais aussi une réserve financière pour faire face à une recherche d’emploi qui pourrait s’avérer longue par la suite.”

D’autres options que la démission peuvent également être sur la table. “Il peut être plus prudent de prendre une simple période de congé sans solde. L’employeur et l’employé doivent toutefois s’accorder sur ce point et conclure des accords clairs concernant la durée et le retour au travail.”

“Un tel congé peut également avoir des conséquences sur la sécurité sociale. Renseignez-vous donc bien à ce sujet au préalable. Restez également en contact avec les personnes de votre réseau professionnel. Cela rendra votre retour moins difficile.”

Reprendre sa recherche d’emploi en 3 étapes

Puisque les employeurs redoutent la perte de certaines compétences, Liam D’hert recommande justement d’insister sur la maîtrise de ces éléments lors du retour au boulot, ainsi que sur les éventuelles compétences acquises lors d’un “break”. Cela peut se faire en trois étapes:

1. Suivre une formation juste avant le retour: “Des études ont déjà montré qu’une formation ou un cursus de courte durée peut en grande partie compenser l’effet négatif d’une interruption de carrière, car cela montre que vous vous investissez activement dans votre retour.”

2. Mettre en avant ses atouts: “Mentionnez les formations, les activités bénévoles, les projets ou les nouvelles compétences qui pourraient être pertinents pour le poste en question. Choisissez des exemples en lien avec l’offre d’emploi et ne vous contentez pas de simplement mentionner votre break.”

3. Mettre ses compétences actuelles en avant: “Commencez votre CV ou votre profil LinkedIn par vos compétences. Des études montrent que les recruteurs apprécient davantage un CV non chronologique qu’un CV classique présentant une succession d’emplois.”

Stijn Baert termine cette liste par un dernier conseil pratique: “À votre retour, montrez clairement que votre employeur peut compter sur vous. Donnez par exemple des exemples concrets tirés d’un précédent emploi où vous avez pris le relais de collègues, fait preuve de flexibilité ou apporté un soutien supplémentaire à l’approche des échéances.” Un avis que Liam D’hert nuance toutefois: “Ces conseils ne constituent bien sûr pas une garantie. Nous ne savons pas encore quelle approche permettait d’éliminer complètement cette perception négative liée à un break.”

View the original on 7sur7

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.