Le prix du carburant s'affole en France: le gouvernement de Sébastien Lecornu en quête de solutions

Le prix du gazole en France a atteint ce dimanche 20 septembre 2026 un nouveau record absolu, à 2,41 euros le litre en moyenne. Même constat pour les prix de l'essence. Cette flambée des prix du carburant fait craindre à l'Élysée un retour des « gilets jaunes ». Après avoir annoncé une prolongation des aides aux secteurs les plus touchés, le gouvernement doit s'exprimer tout au long de la semaine pour proposer de nouvelles solutions aux Français qui ont besoin de leur voiture.
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Le Premier ministre Sébastien Lecornu tient deux réunions à Matignon avec ses ministres ce lundi 21 septembre. La première pour faire un point sur les approvisionnements en pétrole et en gaz, perturbés par la guerre au Moyen-Orient. La seconde pour prévoir un accompagnement à court et moyen terme des Français.
Cette flambée des prix alimente une grogne sociale qui s'est déjà manifestée la semaine dernière par des blocages de dépôts pétroliers par des pêcheurs en Méditerranée. Plusieurs candidats à l'Elysée ou responsables politiques craignent la résurgence de mouvements du type Gilets jaunes, qui protestaient à l'époque contre l'augmentation d'une taxe sur les carburants.
Des aides déjà accordées, mais pas pour tout le monde
Pour le moment le gouvernement a prolongé les dédommagements pour les secteurs du BTP, de la pêche et de l'agriculture. Rien encore n'a encore été décidé pour les «gros rouleurs», qui représentent trois millions de Français.
Mais difficile de trouver de l'argent compte tenu de la dégradation des finances publiques et face à un endettement français qui risque de battre des records l'année prochaine. Alors le gouvernement propose en parallèle une autre stratégie : agir sur les approvisionnements : trouver des routes alternatives aux hydrocarbures pour ne plus dépendre des détroits affectés par la guerre comme le détroit d'Ormuz.
Pas d'enjeu d'approvisionnement à ce stade
Le ministre français de l'Économie Roland Lescure a tenu à faire savoir sur France Inter que la France « n'a pas d'enjeu d'approvisionnement » en carburants « à ce stade », mais elle doit «s'assurer» de « trouver des solutions » si le conflit au Moyen-Orient dure.
[Il y aura] très vraisemblablement des aides supplémentaires à partir du 1ᵉʳ octobre. Et ce qu'il n'y aura pas, j'insiste là dessus aussi, c'est une baisse de taxe généralisée. Parce que j'entends bien qu'on nous la demande à gauche et à droite. Je voudrais rappeler quand même 0,20 € de baisse sur le prix de l'essence c'est presque 10 milliards d'euros, 9,1 pour être précis [...]La réalité, c'est que ces 10 milliards, va bien falloir que ce soit quelqu'un qui les paie. Donc soit ce sont des impôts en plus ailleurs et on nous le reprochera, soit ce sont encore des baisses de dépenses supplémentaires...
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Le ministre français de l'Économie Roland Lescure
Dimanche 20 septembre, Emmanuel Macron en voyage à Saint-Pierre-et-Miquelon a rencontré le Premier ministre canadien Mark Carney, gros producteur de pétrole et de gaz. De quoi « ouvrir de nouvelles perspectives pour les deux pays », a conclu le président français qui sera par ailleurs interviewé le jeudi 24 septembre à 20 heures par la chaîne privée TF1 et la télévision publique France 2.
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