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Saturday, October 31, 2026

Quoi voir sur vos écrans cette fin de semaine?

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Vers la fin du film, le personnage joué par Glenn Close déclare : « Je ne suis pas devenue historienne parce que je m’intéresse aux faits. Je suis devenue historienne parce que je m’intéresse aux gens derrière les faits. » Dans cette seule réplique tient tout entière la raison d’être du film. Et quel film ! Grandiose fresque composée de trois récits entrelacés se déroulant à trois époques, La bola negra revisite le traumatisme de la guerre civile espagnole sous l’angle d’une homosexualité effacée par l’Histoire.

«La bola negra» : raconter ce qui a été effacé

«L’autre»: un drôle de cauchemar hospitalier

Avant même de rencontrer Stan, le protagoniste du film L’autre, on est confronté à son cancer. En effet, on assiste au retrait de son tibia « pourri », dixit le médecin, et au remplacement de celui-ci par une prothèse en titane. Chair coupée, os scié : on voit tout, on entend tout. Et Stan aussi, car le voici qui se réveille en pleine opération. Pas au bout de ses peines, le patient subira une série d’erreurs médicales, sans parler de ce voisin de chambre blessé par balle qui lui veut peut-être du mal. Pigeant dans ses propres expériences, Alexandre Franchi a imaginé un drôle de cauchemar hospitalier dans lequel Pierre-Yves Cardinal devient son presque alter ego.

«L’autre»: un drôle de cauchemar hospitalier

«Fatherland» : déchirements filiaux sur fond de pays divisé

En 1949, Thomas Mann effectue un séjour en Allemagne, où on prévoit l’honorer. Le prétexte a beau être professionnel, pour l’auteur de La mort à Venise, le périple revêt une dimension personnelle. Après avoir dénoncé la montée du fascisme dans son roman Mario et le magicien, Mann s’est exilé en 1933. Le voici donc en Allemagne de l’Ouest, où on doit lui décerner le prix Goethe. Cela, juste avant qu’en Allemagne de l’Est, on décide de lui remettre la même récompense. L’accompagne Erika Mann, sa fille autrice et ex-correspondante de guerre. Or, l’annonce du décès de Klaus Mann, le fils maudit, vient tout bouleverser. Dans Fatherland, des déchirements filiaux surviennent sur fond de pays divisé.

«Fatherland» : déchirements filiaux sur fond de pays divisé

«Gentle Monster»: une femme faisant face à l’impensable

Pianiste de renom, Lucy Weiss a un peu mis sa carrière en suspens afin de soutenir son conjoint, Philip, un réalisateur plongé dans les affres de la dépression. Le couple à un petit garçon, Johnny. Mais voici qu’un jour, les autorités, avec à leur tête l’enquêtrice spéciale Elsa Kuhn, emmènent Philip après avoir saisi tout son matériel électronique. Crimes allégués ? Possession et production de matériel pédopornographique. Dans l’inconfortable mais puissant Gentle Monster, dévoilé à Cannes en compétition officielle, on voit Lucy passer de la sidération, à l’ambivalence, puis à la colère.

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