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Friday, October 30, 2026

La nomination de Jacinthe-Eve Arel comme cheffe de cabinet à Québec sème la controverse

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La nomination de la chroniqueuse politique et ex-candidate conservatrice Jacinthe-Eve Arel au sein du gouvernement péquiste comme directrice de cabinet du ministre responsable de l’Efficacité gouvernementale fait réagir, notamment chez la co-porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal.

Mme Arel a fait l’annonce de sa nomination comme proche conseillère du nouveau ministre Sébastien D’Astous sur ses réseaux sociaux jeudi soir. « Je souhaite un État qui assume pleinement ses responsabilités et reconnaisse les limites de son intervention, a-t-elle écrit. Un État capable de retirer les obstacles qu’il a lui-même dressés, pour permettre aux entreprises d’investir et consacrer ses ressources à ses missions essentielles. »

« Mon attachement à la liberté et à la responsabilité m’a conduite à vouloir un Québec souverain, maître de ses choix et pleinement responsable de son avenir », soutient également celle qui n’en est pas à sa première position sur l’échiquier politique.

Elle fut tour à tour candidate pour la Coalition avenir Québec en 2018 et candidate pour le Parti conservateur du Québec en 2022, mais n’a jamais été élue. Après sa défaite en 2018, elle a travaillé pendant moins de deux ans au cabinet du ministre de l’Immigration de l’époque, Simon Jolin-Barrette.

Elle est depuis surtout connue comme une chroniqueuse ayant œuvré tant à Radio X qu’à la télévision à Radio-Canada et à Noovo, entre autres. Dans sa carrière, elle a aussi occupé le poste de gestionnaire au sein du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Ghazal critique

Dans la foulée de son annonce, Mme Arel a notamment supprimé son compte X, cachant toutes ses publications sur la plateforme. Cela n’a pas empêché la co-porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, de ressortir en soirée des publications où Jacinthe-Eve Arel moque l’idée d’un sommet sur l’itinérance qui fut demandé par l’ex première ministre Pauline Marois en août dernier.

Je reçois beaucoup de messages de personnes qui ne comprennent pas la nomination d'une admiratrice de la droite américaine dans un gouvernement du Parti Québécois. Comment le premier ministre @PaulPlamondon , qui a fait de belles promesses en itinerance, peut-il nommer à un poste-clé du gouvernement une personne opposée, de façon aussi virulente, à la tenue d’un sommet national sur l’itinérance? Devons-nous croire ce qu'il dit ou ce qu'il fait ? #polqc

— Ruba Ghazal (@RubaGhazalQS) October 30, 2026

« Comment le premier ministre [Paul St-Pierre Plamondon], qui a fait de belles promesses en itinérance, peut-il nommer à un poste-clé du gouvernement une personne opposée, de façon aussi virulente, à la tenue d’un sommet national sur l’itinérance ? », se demande-t-il, qualifiant la nouvelle cheffe de cabinet d’« admiratrice de la droite américaine ».

Mme Ghazal n’est pas la seule, plusieurs internautes ayant ressorti des publications, notamment certaines où Mme Arel montre son accord avec des politiques du gouvernement de Donald Trump aux États-Unis. D’autres ont toutefois exprimé leur joie de voir l’ex-conservatrice rejoindre les rangs du gouvernement.

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