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Sunday, September 13, 2026

La plante de la semaine : ce fruitier ancien demande peu d’eau et cache bien d’autres qualités

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Longtemps discret, l'azérolier ou Crataegus azarolus reviendra-t-il sur le devant de la scène grâce à sa robustesse face aux étés chauds ? En tout cas, il pourrait bien occuper une place de choix dans les jardins secs !

L’azérolier, cousin méditerranéen de l’aubépine

Petit arbre de la famille des Rosacées ou Rosaceae - comme l'aubépine, les roses, le pommier, la pimprenelle, le fraisier ou le cerisier -, l'azérolier pousse naturellement autour du bassin méditerranéen, jusqu'au Moyen-Orient. Il peut également être appelé « azarolier » ou « épine d'Espagne », deux dénominations courantes pour le désigner.

L'azérolier est un arbre fruitier oublié de la famille des Rosacées. © UMIT, Adobe Stock

Ce petit arbre peut atteindre entre cinq à dix mètres de hauteur à maturité pour une envergure pouvant avoisiner cinq mètres. Sa croissance étant plutôt lente, l'azérolier issu d'un semis peut mettre plusieurs années avant de produire ses premiers fruits, une production généralement plus précoce lorsque l'arbuste a été greffé. Cousine proche, l'aubépine peut d'ailleurs lui servir de porte-greffe. Si ses fleurs lui ressemblent beaucoup, l'azérolier se différencie surtout par ses fruits, plus gros que ceux de l'aubépine et intéressant à goûter, mais aussi à ses feuilles vertes aux nuances grisâtres.

L'arbre « super-résistant » aux petits pois, originaire de Sibérie. © AA, Bing IA

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Les deux cousins restent néanmoins tous deux épineux et l'azérolier se montre particulièrement adaptable en matière de sols. En France, il est surtout présent dans les régions du Sud, tandis que l'aubépine est beaucoup plus largement répandue.

Un arbre rustique qui a besoin du soleil

La rusticité de l'azérolier est certainement l'une de ses grandes qualités. Il est capable de supporter des froids hivernaux allant de -15°C voire davantage. Il aime cependant le plein soleil et la chaleur, condition sine qua non pour une belle fructification et des fruits qui parviennent à maturité.

Le saviez-vous ?

Si les fruits de l’azérolier sont ornementaux, ils se consomment également ! Ces petites « pommes », jaunes ou rouges selon la variété, renferment seulement trois pépins et leur pulpe est sucrée et acidulée. Les fruits, les azéroles, sont pourvues en vitamines C, B et A, en polyphénols et en oligo-éléments - magnésium, potassium, zinc, etc. -. Elles peuvent être cuisinées en compote, en confiture ou en pâte de fruits, mais aussi intégrées dans des plats salés.

De surcroît, grâce à sa grande résistance à la sécheresse, qu'il soit installé dans un sol argileux, sableux ou limoneux - mais bien drainé -, c'est un arbre idéal à planter pour créer un jardin sec, avec des besoins limités en arrosage et en fertilisation. Il a même été identifié par le projet Adaptation du végétal au climat de demain - AVEC -, financé notamment par l'Ademe et le Cerema, parmi les plantes étudiées pour leur résistance aux conditions chaudes et sèches en France métropolitaine.

Selon l'espèce, les fruits de l'azerolier, les azéroles, peuvent être rouges ou jaunes. © Ajdin Kamber, Adobe Stock

Côté entretien, l'azérolier se contente d'une taille occasionnelle pour ôter le bois mort et éventuellement structurer sa forme. Comme les autres fruitiers de la famille des Rosacées, il faut toutefois surveiller l'apparition éventuelle du feu bactérien, une maladie qui touche particulièrement les arbres comme le pommier, le prunier, le néflier ou le sorbier. Causée par la bactérie Erwinia amylovora, en particulier lorsque la température est élevée et l'atmosphère humide, elle s'avère particulièrement contagieuse et dévastatrice.

L’azérolier, une chance de le voir davantage à l’avenir ?

Son système racinaire profond et sa grande tolérance aux sols pauvres font de l'azérolier un arbre qui pourrait s'intégrer davantage dans les vergers résilients et les haies brise-vent. Et pourquoi pas également dans certaines villes qui reverdissent de nouveau leurs centres et recherchent des espèces capables de supporter des conditions plus chaudes et plus sèches ? Problème : ce n'est pas directement à lui que l'on pense, peut-être en raison d'une distribution « classique » trop rare. Pourtant, l'azérolier reste un arbre emblématique du pourtour méditerranéen, injustement délaissé qui devrait être défendu pour ses nombreuses qualités rustiques, fructifères et mellifères. En effet, son abondante floraison printanière, composée de petites fleurs blanches, attire les insectes pollinisateurs.

La floraison de l'azérolier est abondante, attirant de nombreux insectes pollinisateurs. © P-B Foto, Adobe Stock

Et derrière ses petites fleurs blanches et ses fruits ronds et comestibles, ce fruitier ancien possède de nombreux atouts permettant de résister à notre changement climatique, un atout pour l'avenir qui se profile bien plus chaud...

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