Bientôt 30.000 gardes aux frontières de l'Union européenne ? La Commission veut renforcer Frontex

"C'est à l'Europe de décider qui entre dans notre Union et dans quelles circonstances. C'est la raison pour laquelle nous proposons de renforcer Frontex", a ainsi plaidé la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.
Créée en 2004, cette agence a été pensée pour aider les pays de l'UE et de l'espace Schengen à protéger leurs frontières extérieures. Ses compétences ont déjà été largement après la crise migratoire de 2015, une réforme tablant sur une hausse de ses effectifs à 10.000 gardes-frontières et gardes-côtes à l'horizon 2027.
La réforme proposée mardi doit élargir encore ses prérogatives. L'exécutif européen souhaite que ce corps européen passe d'ici les quinze prochaines années à 30.000 gardes-frontières, dont une réserve de 17.000 agents, à la disposition des États membres. Il veut aussi que l'agence puisse déployer des agents plus rapidement en cas de crise, comme celle survenue dans l'enclave espagnole de Ceuta cet été.
Frontex devrait aussi jouer un rôle central dans l'expulsion de migrants. L'UE ouvre notamment la porte à l'impliquer dans les futurs centres pour migrants expulsés d'Europe, qui devraient voir le jour au cours des prochains mois. Selon le projet de réforme de Frontex, l'agence pourra notamment être en charge de transférer des migrants d'un pays à l'autre, en dehors de l'UE.
Cette proposition doit désormais être validée par les États membres et par le Parlement européen.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.