Attentats de Paris : l’un des auteurs condamnés, considéré comme un logisticien, pourrait bénéficier d’une libération anticipée

"Il a été responsable de la mort de 130 personnes sur les trottoirs de Paris. Presque 500 blessés", explique du bout des lèvres Dominique Kielemoes, la présidente de l’association 13/11/15 Fraternité et Vérité. "Et au bout de 10 ans. Il risque de pouvoir sortir le week-end, voire de sortir tout court".
Le père de Lola, une victime du Bataclan exprime son désarroi : "Je n’ai jamais entendu dire, je reconnais ce que j’ai fait et je le regrette".
L’incompréhension est totale. La cour d’assises de Paris avait également prononcé une période de sûreté l’empêchant de demander une libération conditionnelle avant 20 ans. Sauf qu’en passant la frontière et en rejoignant la prison d’Ittre, les règles ont changé.
Marie-Aude Beernaert, professeure de procédure pénale à l’UCLouvain explique cette différence de législation : "En droit belge, on connaît la période de sûreté aussi, on l’applique depuis 2018, mais notre Cour constitutionnelle a estimé qu’on ne pouvait pas appliquer cette période de sûreté de façon rétroactive, c’est-à-dire la prononcer et l’exécuter pour des faits qui ont été commis avant 2018".
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