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Monday, September 21, 2026

Élections en Allemagne: malgré la défaite cuisante de son parti, le chancelier Merz promet de ne rien changer

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Sous pression après des défaites électorales dimanche 20 septembre face à l'extrême droite et la gauche radicale, Friedrich Merz s'est engagé à poursuivre les réformes qu’il a promises. L'impopulaire chancelier ferme la porte à un départ prématuré, après des jours de spéculations à ce sujet. La défaite de son parti, la CDU, a été telle que la formation conservatrice n’a pas réussi à conserver des élus dans la région de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, une première depuis la fin de la guerre.

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Le dirigeant allemand ressort très fragilisé de deux scrutins. D'après des estimations publiées vers 22h (20h TU), la CDU n'obtient que 4,9 % des voix en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (nord-est), sous le seuil des 5 % nécessaire pour conserver des élus au parlement du Land. Une première dans l’histoire du parti chrétien-démocrate conservateur, qui contrôlait cette région.

De son côté, le parti d'extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) y recueille plus de 38 % des votes, faisant plus que doubler son score en cinq ans.

Plus tôt dans la soirée, avant que l'élimination de la CDU soit annoncée, le chancelier a reconnu un « désastre », mais s'est engagé à maintenir le cap de ses réformes, fermant la porte à un départ prématuré. « Je prends cette responsabilité parce que je veux faire avancer notre pays », a-t-il dit, admettant que la « confiance dans les institutions de notre pays diminue » et estimant qu'elle était « activement sapée par des partis radicaux de gauche comme de droite ».

La CDU avait déjà essuyé un premier camouflet dans le Land de Saxe-Anhalt deux semaines auparavant, où l'AfD a remporté la quasi-totalité des voix, nourrissant des spéculations autour d'une potentielle démission du chancelier.

En outre, dans la capitale-État de Berlin, la CDU est devancée dimanche par la gauche radicale Die Linke, alors que les conservateurs dominaient également la mairie de la ville.

Impopularité, lenteurs et disputes au sein de la coalition nationale

Le co-chef des sociaux-démocrates allemands et ministre des Finances Lars Klingbeil allié au niveau fédéral avec les conservateurs de Friedrich Merz, a reconnu que les élections de dimanche démontraient que le gouvernement n'était pas parvenu à convaincre du bien-fondé des réformes prévues, notamment des retraites. Cela alors que le pays connaît stagnation économique et crise du pouvoir d'achat.

« Je trouve que nous devons regarder ces résultats avec humilité et nous interroger sur ce que nous pouvons faire autrement et mieux », a-t-il dit.

Les 16 mois de Friedrich Merz à la chancellerie ont été marqués par la lenteur de la prise de décisions, notamment du fait de disputes à répétition entre conservateurs et sociaux-démocrates, donnant l'impression qu'il ne contrôlait pas sa fragile majorité.

Dimanche au Mecklembourg, l'AfD devance donc, avec environ 38 %, de deux points les sociaux-démocrates. Sauf surprise, ces derniers devraient néanmoins conserver le contrôle de l'exécutif régional en s'alliant avec d'autres partis de gauche.

Car jusqu'ici, aucune formation n'a jamais voulu s'allier avec l'extrême droite, mais ses succès pourraient relancer le débat, notamment au sein du parti conservateur du chancelier.

Friedrich Merz avait promis de relancer l'économie nationale en stagnation, de réarmer le pays pour dissuader une Russie hostile et de contenir l'immigration irrégulière pour regagner les électeurs passés à l'AfD, devenue deuxième force politique du pays lors des législatives de 2025.

Mais la lenteur des réformes et une série de couacs ont nourri une percée de l'AfD. Le parti devance désormais la CDU dans les sondages nationaux.

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