Sous l’Empire romain, tous les chemins menaient à Byzance, plus qu’à Rome

Les routes de l’Empire romain n’étaient pas centrées sur Rome
Par Sara de Lacerda le Abonnés
Une voie pavée menant tout droit vers Rome, c’est l’image forgée au cours des siècles de la route romaine. Mais le modèle numérique "itiner-e", reconstitution du réseau routier romain, permet de l’analyser en détail pour révéler que non, tous les chemins ne menaient pas à Rome.
Route pavée sur le site d’Ostia antica, l’ancien port de Rome situé à l’embouchure du Tibre.
Tom Brughmans / Nature
Avec plus de 300.000 kilomètres de routes, le réseau reconstitué en 2025 dans le cadre du projet numérique « itiner-e » donnait une première idée de la capacité de l’Empire romain à construire des infrastructures dans toutes les régions conquises. Mais pour mieux comprendre comment ce réseau était articulé, une analyse plus détaillée s’imposait.
C’est chose faite avec une première étude publiée dans Nature Communications, qui entend répondre à plusieurs questions débattues de longue date. Les routes romaines correspondaient-elles vraiment à l’image forgée par les historiens, celle d’une voie pavée menant tout droit vers Rome ? Et le réseau routier moderne est-il réellement l’héritier direct du tracé romain ? Tous ces clichés peuvent être à présent vérifiés.
300.000 kilomètres de routes de l’Empire romain reconstituées
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