CNN TürkGalatasaray’da Osimhen planı netleşti: Dönüş maçı belli olduPunchNiDCOM defends response as Nigerians demand release of India detaineesThe Jerusalem PostTurkey unearths rare statues of Roman Emperor Hadrian, Empress Sabina in ancient Mediterranean cityDaily MaverickThe man with ‘no filter’: The second coming of Pitso Mosimane to Bafana BafanaInquirerFinal day of 2026 bar exams kicks offUOLFachin tira Mendonça e vira relator do caso Moraes e VorcaroColliderPokémon Officially Gives One of Its Most Iconic Monsters a Bizarre New LookSouth China Morning PostChina Porsche owner covers car with 90 missing-child flyers, successfully reuniting a familySCMP ChinaChinese scientists develop new oil refining method that may cut energy use by 90%Rappler[OPINION] 2026 BARMM parliamentary elections under the shadow of resurgent extremismBusiness AMVerkiezingssucces AfD bedreigt geplande economische hervormingen in DuitslandkickerGroße Vision, schmaler Grat: Wie weit sind die Skyliners wirklich?
The Daily Newsstand · Free, Always
Sunday, September 13, 2026

Décaler ses repas le week-end : une étude française met en évidence un risque inattendu pour le cœur

Translate

Les maladies cardiovasculaires ont provoqué environ 19,8 millions de décès dans le monde en 2022, soit près d'un décès sur trois, selon l’Organisation mondiale de la santé. Le tabac, la sédentarité ou encore l'alimentation font partie des facteurs de risque bien connus. Mais faut-il également surveiller l'heure à laquelle nous passons à table ? Une étude française publiée dans Communications Medicine suggère que notre cœur pourrait apprécier non seulement des repas équilibrés, mais aussi une certaine régularité.

Le « jetlag alimentaire », un décalage très courant

Réveil tardif, brunch à la place du petit-déjeuner, apéritif prolongé... Le week-end, notre emploi du temps alimentaire se décale facilement. Les chercheurs parlent de « jetlag alimentaire » pour désigner la différence entre les horaires des repas des jours travaillés et ceux des jours de repos.

Afin d'en étudier les conséquences, une équipe réunissant notamment des scientifiques de l'INRAE et de l'Inserm a analysé les données de 104 806 adultes participant à la cohorte NutriNet-Santé, suivis entre 2009 et 2023. Les horaires de leur première et de leur dernière prise alimentaire ont permis de comparer leur fenêtre alimentaire en semaine et le week-end.

Chez les hommes, chaque heure supplémentaire de décalage était associée à une augmentation moyenne de 14 % du risque de maladie cardiovasculaire et de 21 % du risque de maladie coronarienne. Fait intéressant : le risque semblait augmenter que les repas soient avancés ou retardés pendant les jours de repos. C'est donc moins la grasse matinée du dimanche qui serait en cause que le changement de rythme lui-même.

Aucune association significative n'a été observée chez les femmes. Les scientifiques évoquent plusieurs explications possibles, allant de différences physiologiques à une exposition différente au travail de nuit ou aux horaires décalés. Ils reconnaissent aussi qu'un effectif encore plus important aurait peut-être été nécessaire pour mettre en évidence un effet chez les participantes.

« Nous avions suggéré il y a quelques années que des prises alimentaires tardives étaient associées à une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires. Cette nouvelle étude suggère qu'au-delà des prises tardives, la régularité des rythmes alimentaires entre les jours de semaine et le week-end paraît tout aussi importante », précise Bernard Srour, directeur de recherche INRAE.

Une vaste étude de suivi sur plusieurs décennies met en lumière des trajectoires de santé cardiovasculaire différentes chez les hommes et les femmes. Les inégalités ne se jouent pas seulement à l’âge ou aux habitudes de vie, mais aussi dans la manière dont le risque s’installe au fil du temps. © Pixel-Shot, Adobe Stock

Maladies cardiaques : une étude montre que les hommes entrent dans la zone à risque dès 35 ans, bien avant les femmes !

Les maladies cardiovasculaires sont souvent perçues comme un problème de la cinquantaine. Pourtant, de nouvelles données suggèrent qu’un tournant décisif se joue bien plus tôt chez les hommes.... Lire la suite

Selon les chercheurs de l'Inserm et de l'INRAE, chaque heure supplémentaire de décalage des repas le week-end serait associée à une augmentation moyenne de 14 % du risque de maladie cardiovasculaire chez les hommes. © Milanvirijevic, Getty Images

Le risque de développer une démence dans sa vie dépend de nombreux facteurs modifiables, dont l'alimentation. Image générée à l'aide d'un outil IA. © Xavier Demeersman, ChatGPT

Le secret d'un cerveau en forme avec l'âge pourrait se cacher dans vos horaires de repas

Il serait possible de réduire votre risque de démence en réduisant la période de prise des repas sur une journée, selon des experts en nutrition de l’American Society for Nutrition.... Lire la suite

Nos organes n’aiment peut-être pas changer d’heure

Comment une modification des horaires des repas pourrait-elle atteindre le cœur ? Notre organisme ne possède pas une horloge unique. Si l'horloge centrale est principalement réglée par la lumière, des horloges dites périphériques, présentes notamment dans le foie, le pancréas ou le tissu adipeux, réagissent aussi aux prises alimentaires.

Une expérience publiée dans Current Biology et menée auprès de dix jeunes hommes avait montré qu'un retard de cinq heures imposé aux repas décalait de près de six heures le rythme quotidien du glucose sanguin, sans modifier celui de la mélatonine. Autrement dit, les horaires des repas pourraient dérégler certains rythmes métaboliques sans nécessairement déplacer l'horloge centrale de l'organisme.

Ces résultats ne signifient pas que décaler ses repas provoque directement une maladie cardiovasculaire : cette étude observationnelle met en évidence une association, sans démontrer de lien de cause à effet. Elle invite néanmoins à regarder au-delà du contenu de l'assiette : la régularité des horaires pourrait, elle aussi, compter pour la santé du cœur. Le brunch du dimanche reste donc au menu, mais peut-être pas systématiquement chaque week-end.

View the original on Futura Sciences

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.