Itinérance | La mairesse de Montréal déplore l’inaction de l’ancienne administration

La mairesse de Montréal a dénoncé le manque d’action de sa prédécesseure contre l’itinérance, lundi, rejetant les critiques de Projet Montréal quant à la dégradation de la situation sociale dans la métropole.
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« Nous avons fait plus en itinérance en neuf mois à l’administration qu’ils en ont fait en huit ans », a assuré Soraya Martinez Ferrada, pendant les premières minutes du conseil municipal.
La mairesse a dénoncé « les démantèlements arbitraires qui ont été faits par l’ancienne administration ». À leur place, a-t-elle continué, « je me garderais une petite gêne » avant d’émettre des critiques.
Mme Martinez Ferrada était questionnée par la cheffe de l’opposition à l’hôtel de ville, Ericka Alneus, quant à l’existence d’une trentaine de logements modulables actuellement entreposés.
On pourrait les installer rapidement sur des terrains vacants qui appartiennent déjà à la Ville. Il y a du monde qui pourrait dormir dans ces lieux-là. […] Ce n’est pas une solution parfaite, mais c’est la meilleure solution dont on dispose rapidement.
PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE
Ericka Alneus, cheffe de l’opposition
Soraya Martinez Ferrada n’a pas clairement indiqué ce qu’elle comptait faire avec ces logements modulables, mais a souligné qu’ils « ne sont même pas aménagés » et nécessiteraient probablement des décontaminations de terrains.
À un moment donné, il y a des limites à se doter d’une moralité sur trente roulottes que l’administration de Projet Montréal avait obtenues du gouvernement fédéral en 2022. Ils se sont assis dessus pendant trois ans.
Avant le début du conseil municipal, la mairesse avait dénoncé « une crise humaine sans précédent », notamment avec la découverte d’un bambin sur la friche Notre-Dame.
« Je sens qu’il y a une prise de conscience de tous les partis [provinciaux]. Ça, c’est la bonne nouvelle », a-t-elle dit, en point de presse.
Elle a réitéré qu’elle réfléchissait à la possibilité de s’adresser à la justice pour clarifier les obligations de chaque gouvernement quant au problème de l’itinérance. « Si on ne voit pas [à Québec] une réelle intention de travailler concrètement à trouver des solutions pour que la Ville puisse en faire davantage – et mieux nous soutenir – je vais voir si je vais m’adresser aux tribunaux », a dit la mairesse.
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